Salaise sur Sanne (Isère)

Stockage de nitrate d'ammonium : en Isère aussi !

Brève
29/08/2020

L'explosion de l'usine AZF en 2001

Le nitrate d'ammonium est à l'origine des explosions de Beyrouth le 4 août dernier, et de celle de l'usine AZF à Toulouse en 2001, qui ont fait des dégâts considérables.

Eh bien en Isère, le site "Engrais Sud Vienne", est autorisé à en stocker trois fois plus que ce qui a explosé à Beyrouth. En France la législation sur la sécurité industrielle est, paraît-il, l'une des plus exigeantes. Mais dans ce domaine, comme pour l'ensemble des services publics, les gouvernements ont économisé sur les moyens de l’appliquer. Un expert qualifie même de catastrophique le manque d'inspections des sites à risque qui a diminué de 35% en dix ans.

Les travailleurs de ces sites classés Seveso à hauts risques sont bien placés pour connaitre les manquements à la sécurité. Ces travailleurs doivent pouvoir les dénoncer publiquement, sans risque de sanction, avec l'aide de la mobilisation de la population environnante. Il n'y a pas d'autre moyen pour assurer la sécurité de tous que ce contrôle ouvrier.

Grenoble - Quartier Mistral

Darmanin roule des mécaniques

Brève
27/08/2020

Après la mise en scène choquante des dealers cagoulés et armés de Kalachnikov dans le quartier Mistral, les habitants ont eu droit à une autre mise en scène, orchestrée par Darmanin, premier flic de France, qui a ordonné au Préfet et sa police de parader dans le quartier "pour rétablir l'ordre républicain". Quelle blague !

La police intervient très souvent dans cette cité ouvrière pauvre gangrenée par le chômage, la misère, la délinquance et les trafics. Rien n'y fait. Loin de l'image boboland de Grenoble, ville "verte" de l'écologiste Eric Piolle, l'insécurité inquiète. Rien que pour les deux mois de cet été, on compte sept fusillades dans la ville (dont trois morts et des blessés graves) dues aux règlements de comptes des bandes. Et ce ne sont pas les agitations de Darmanin qui changeront quoi que ce soit.

Tous ces politiciens se fichent, comme de l'an quarante, de la vie des habitants des quartiers populaires. Ceux-ci au travail, comme dans leur quartier ne pourront compter que sur leur seule propre mobilisation collective.

Alinéa – Saint-Étienne

Mulliez, milliardaire destructeur d'emplois

Brève
23/08/2020

Les salariés d'Alinea en grève le 22 août à Saint-Etienne

     Dans le cadre d'un appel national, tous les travailleurs du magasin Alinéa, des "contrats étudiants" jusqu'à la direction, étaient en grève ce samedi 22 août. Ils dénonçaient la magouille de Mulliez, 6ème fortune de France, qui met la chaîne de l'ameublement Alinéa, en faillite avant de racheter lui-même une partie des magasins. A Saint-Étienne, les 75 salariés vont être jetés au chômage et seront parmi les 1000 licenciements prévus en France.

     L'inquiétude est grande dans cette région ravagée par le chômage. L'une des salariées raconte que son mari a lui aussi été licencié il y a trois mois. Que vont-ils devenir ? C'est pourquoi les travailleurs réclament au moins des primes de licenciement plus élevées car, pour le moment, c'est le minimum légal qui est prévu, quelques milliers d'euros même pour les plus anciens.

     Lorsque Mulliez était venu, il y a moins de deux ans, visiter le magasin de Saint-Étienne, il l'a vanté comme un "modèle" pour toute la France et donnait des "chers collaborateurs" à tour de bras… Or, comme le dénonce l'un des salariés, le plan était alors certainement déjà prévu. Les travailleurs sont les premiers concernés mais les derniers informés de ce genre de plan. Voilà pourquoi il faut exiger la fin du secret des affaires et le contrôle des comptes !

Agents de sécurité (BSL) de la gare de Lyon-Part Dieu

une première mobilisation réussie !

Brève
05/08/2020

Grévistes devant l'agence locale BSL

Une quinzaine d’agents de sécurité du groupe BSL de la gare de la Part Dieu étaient en grève ce mercredi 5 août pour réclamer une prime Covid de 1000€. Payés au SMIC avec des heures supplémentaires rarement payées, ils ont continué à travailler durant le confinement sans aucune protection fournie par BSL ou la SNCF.

La grève s’est vue dans la gare car seuls 3 agents sur 11 étaient à leur poste et aucun contrôle avant embarquement sur les départs TGV n’a pu s’effectuer.

Accompagnés de cheminots et de militants de la CGT venus les soutenir, les grévistes se sont ensuite rendus à l’agence BSL de Lyon pour porter leurs revendications à la direction locale. Mais celle-ci s’est enfermée dans ses bureaux, a refusé de recevoir une délégation et a envoyé au même moment au délégué syndical une convocation pour un entretien préalable au licenciement pour…. harcèlement envers sa direction !

La direction choisit donc d’intimider les grévistes en attaquant un délégué. Entre appréhension et colère, ce qui ressort est la fierté de s’être mis pour la première fois en grève et la conviction qu’il faudra à nouveau se mobiliser début septembre en étant plus nombreux.

Lyon Saint Exupéry

Crash de l'emploi chez Vinci Airport

Brève
03/08/2020

Vinci Airport, gestionnaire de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, annonce la suppression d'un emploi sur 10 d'ici trois mois, soit 40 postes sur 422, ainsi que la fin de nombreux contrats de sous-traitance ou de prestation de service. Cette décision menace directement 83 postes à City One, chargé de l'accueil des passagers. Les travailleurs de Vinci devront assumer ce travail, en plus de leurs tâches habituelles.

Sous prétexte de la crise de l'aéronautique actuelle, en pratiquant un grossier chantage, la direction a trouvé des syndicats pour signer le 17 juillet un accord dit de performance collective. Celui-ci prévoie également de geler les rémunérations, de suspendre la prime d'intéressement, de permettre des journées de travail jusqu'à 12h par jour et la suppression de 5 jours de RTT par an.

Comme le montre l'exemple de la Smart, aucun accord ne protégera les emplois des travailleurs de Vinci Airport ou de ses prestataires. La seule voie est d'imposer à Vinci de prendre sur les milliards de profits accumulés dans le passé (+ 9 % en 2019 soit 3,26 milliards de bénéfice) pour financer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.