Lyon

« Des papiers pour tous ! »

Brève
30/05/2020

Le rassemblement à Lyon le 30 mai 2020

     Samedi 30 mai, le rassemblement à Lyon (Fosse aux ours) pour demander la régularisation de tous ceux qui sont privés de papiers a connu une affluence inattendue : malgré l’interdiction d’être plus de 10, ce sont plus de 200 personnes, dont de nombreux immigrés, qui ont tenu à être présents pour dénoncer la situation actuelle des migrants.

     La crise sanitaire a frappé durement ceux qui vivaient de petits boulots non déclarés, donc sans accès au chômage partiel ; ou ceux qui, faute de logement, vivent dans des squats où respecter la distanciation est impossible… et que dire des conditions d’hygiène dans les Centres de Rétention Administrative, de véritables prisons où restent enfermés des semaines durant des hommes et des femmes qui n’ont commis aucun crime, mais qui n’ont pas la chance d’avoir la bonne carte d’identité.

     Le combat des migrants pour des papiers, un logement, un travail, fait partie intégrante du combat de tous les travailleurs pour défendre leur droit à l’existence dans ce monde capitaliste qui sombre dans la crise.

Hôpital psychiatrique Saint Jean de Dieu - Lyon 8ème

Le personnel très en colère !

Brève
28/05/2020

Rassemblement du personnel de Saint-Jean-de-Dieu le 27 mai 2020

     Mercredi 27 mai après-midi, 250 salariés de l’hôpital et de plusieurs structures du médico-social se sont rassemblés pour un débrayage organisé par les syndicats CGT, SUD et CGC.

Le saucissonnage envisagé par la direction pour « la prime aux soignants » promise par Macron, actuellement en négociation avec les syndicats, a constitué le point de départ de la colère des salariés. En effet, cette prime serait attribuée en fonction du présentéisme, ce qui aboutit à l’exclusion du plus grand nombre (les soignants mis en réserve notamment dans le cadre du « plan blanc »). Au final, une minorité toucherait une prime ridicule !

     Un rassemblement dynamique pour dire qu’ils n’entendent pas se laisser museler par une prime, une médaille ou par leur présence au défilé du 14 juillet !

     Ce qu’ils veulent ce sont de véritables augmentations de salaires, l’augmentation des moyens c’est-à-dire des embauches, l’arrêt des fermetures de lits et de services et l’arrêt de la sous-traitance de certaines catégories de travailleurs !

     La période de crise actuelle liée au covid 19 est très difficile à gérer tant en psychiatrie que dans le médico-social. Le confinement strict des patients et résidents et le respect des mesures et gestes barrière génèrent beaucoup d’angoisse au quotidien pour les personnes vulnérables.

     Après le rassemblement devant le portail, il a été décidé d’aller crier sous les fenêtres de la direction et puis finalement d’envahir ses bureaux avec des slogans « on veut des sous ! » accompagnés au djembé. La directrice a daigné recevoir une délégation.

     Cette mobilisation a permis d’obliger la direction à revoir sa copie sur les conditions d’attribution de la prime. Mais cela reste bien dérisoire eu égard aux revendications exprimées. La mobilisation va continuer.

Genève

Pour le prix d'une Rolex

Brève
28/05/2020

Photo de MSF : attente de l’aide alimentaire aux Vernets à Genève

Chaque samedi depuis un mois à Genève, ce sont plus de 2500 personnes qui en sont réduites à faire plus d'un kilomètre de queue devant la patinoire des Vernets, pour récupérer les colis d'aide alimentaire distribués par Médecin Sans Frontières.

Ce sont ces milliers de travailleurs précaires qui font d’ordinaire les boulots les plus mal payés, les plus mal considérés : plongeurs dans la restauration, femmes de ménage, manœuvres du bâtiment ... c'est à dire tous ceux qui d'habitude déjà sont sur le fil de la survie au jour le jour et qui depuis le début de la crise sanitaire et économique se retrouvent sans travail mais exclus de toute aide sociale.

Genève réunit les immeubles de toutes les grandes banques mondiales, de toutes les institutions internationales, de toutes les grandes marques de luxe. Ainsi, juste devant le complexe sportif des Vernets, il y a les buildings du siège de Rolex. Or le prix d'une seule montre de cette marque suffirait pour nourrir plus de 2500 familles pendant une semaine : tout le symbole de cette société !

Sanofi Pasteur

Des propos révélateurs

Brève
17/05/2020

E. Philippe en visite au siège de Sanofi écoutant les consignes de S. Weinberg

Les propos de Serge Weinberg, président de Sanofi, révélant que les États-Unis sont prêts à mettre « 400 millions de dollars » sur la table pour profiter en priorité des bénéfices de ce futur vaccin ont provoqué l'indignation générale.

Ils ont choqué mais ils montrent que les capitalistes en temps de crise sanitaire restent des capitalistes.

En vérité, Sanofi cherche à mettre en concurrence l'Europe et les États-Unis pour financer la recherche du vaccin du Covid19 pour qu'elle lui coûte le moins possible, tout en bénéficiant des profits engrangés une fois qu'il sera mis sur le marché.

Quant à Macron et ses ministres qui font mine d'être offusqués de tels propos, ils sont surtout hypocrites car les profits n'ont pas de frontières. L’État est par nature au service de groupes comme Sanofi qui touchent depuis des années des centaines de millions d'euros d'argent public.

La recherche non pas de vaccins mais de profits permanents reste le cœur de métier de Sanofi.

SAD Presstalis – Vénissieux (Rhône)

Fermeture avec 110 suppressions d’emplois

Brève
16/05/2020

Le dépôt de Vénissieux en grève le 14 mai 2020

     On ne trouve plus la presse nationale chez les marchands de journaux depuis mardi 12 mai. Les salariés de la SAD (société d’agences et diffusion), qui les distribuaient, étaient en grève, de même que leurs collègues des autres agences du pays, car ils craignaient leur licenciement.

     Ils ne s’étaient pas trompés. La SAD est une filiale de Presstalis, qui distribue la presse au niveau national, et qui est la réunion de deux coopératives : celle des quotidiens et celle des magazines. Les éditeurs de presse sont à la fois les actionnaires et les clients de Presstalis. Presstalis est lourdement endetté et régulièrement menacé de fermeture. Les deux coopératives n’ont pas les mêmes intérêts et n’ont pas réussi à se mettre d’accord.

     Le tribunal de commerce a tranché vendredi 15 : Presstalis est mis en redressement judiciaire avec une période d’observation de deux mois. 270 postes sur 402, qui gèrent la distribution des quotidiens au siège et sur la plate-forme de Bobigny, sont conservés. Mais les filiales, les sociétés SAD et Soprocom sont liquidées sans poursuite d’activité. Il est question de vente à la découpe, mais en attendant cela fait 500 suppressions d’emplois en province.

     Au dépôt de Vénissieux, qui alimentait la région, c’est 110 suppressions d’emplois, sans compter les sous-traitants (chauffeurs-livreurs…). Et bien sûr, plus de journaux nationaux ni de magazines distribués. La CGT du dépôt de Vénissieux annonce que les travailleurs ne veulent pas en rester là et qu’ils ont l’intention de se battre contre leur licenciement.