Ehpad

Derrière la propagande du gouvernement, toujours la pénurie de tests

Brève
14/04/2020

     Le gouvernement a annoncé, après des semaines de tergiversations, que des tests devaient arriver dans les Ehpad. Mais comme pour les masques, c’est la pénurie.

     Dans les Ehpad de la région, les tests sont réalisés dans des laboratoires privés, mais comme ils manquent de réactifs, ils réalisent d’abord les analyses pour les hôpitaux. En conséquence, les résultats ne sont pas rendus avant 3 à 7 jours. Faute de connaître le statut viral des résidents et soignants, le confinement dans les chambres reste impératif.

     De partout, la crise sanitaire révèle et exacerbe les problèmes de moyens que dénoncent depuis des années les personnels des Ehpad. Pas de masques, pas de tests, les économies passées ont des conséquences aujourd’hui criminelles, au sens propre.

SNF – Andrézieux-Bouthéon (Loire)

L'apprenti sorcier

Brève
07/04/2020

René Pich, le richissime patron de l'entreprise chimique SNF, a décidément l'écriture facile. Alors qu'il qualifiait dans une note destinée aux cadres de "rats qui se terrent dans leur trou" les ouvriers qui refusaient de venir risquer leur vie sur l'autel de ses profits, il a annoncé dans une autre note avoir acheté pour ses salariés des stocks de chloroquine, dont il vante les louanges sans bien sûr rien n'y connaître…

Pour assurer coûte que coûte la production et surtout ses profits, il est prêt à miser sur un médicament dont l'efficacité n'est pas prouvée et qui ne remplace de toute façon pas les masques que les ouvriers n'ont pas. Mal lui en a pris : il a été mis en garde à vue pour "exercice illégal de la médecine".

Reste à ce que les travailleurs le mettent un jour "en garde à vue" pour exercice de l'exploitation à tout crin.

Dassault - Argonnay (Agglomération d'Annecy) - 74

Préparatifs pour produire des Rafales en plein confinement

Brève
30/03/2020

La direction Dassault cherche à faire reprendre le travail à 80 « volontaires » sur l’usine d’Argonay (450 salariés en période normale) dès les premiers jours d’avril. Sur l’ensemble des 9 sites français du groupe, plus de 1100 sur 8500 travailleurs sont eux aussi visés par cet appel à reprendre, alors que la semaine passée au moins 150 d’entre eux étaient déjà touchés par la maladie, sans compter les cas chez les intérimaires et prestataires et sous traitants sur sites !

La direction générale Dassault explique vouloir honorer ses contrats en particulier militaires : par exemple des « Rafales » devant être livrés à l’Inde en avril … Si la pandémie du covid19 ne fait pas assez de victimes, les marchands d’armes s’occuperont des survivants ! C’est ignoble et bien à l’image de la pourriture de ce système capitaliste !

Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Fermeture programmée d'une usine pharmaceutique

Brève
26/03/2020

Manifestation en juillet 2019 contre la fermeture de l'usine

     Bruno Lemaire, ministre de l’économie, a déclaré au Journal Le Progrès qu'il n'est pas question de laisser tomber l'usine Famar de Saint-Genis, seul fabriquant habilité à produire la Nivaquine  des laboratoires Sanofi sur le marché français. Évidemment avec la pandémie, le projet de fermeture de l'usine fait désordre, d'autant plus que la Nivaquine est fabriquée à partir de la chloroquine dont on parle beaucoup en ce moment. L’usine produit aussi l'azithromycine, un antibiotique associé aux traitements expérimentaux contre le coronavirus.

     L'usine est en redressement judiciaire depuis juin 2019, avec le chômage comme perspective pour les 250 travailleurs dès l’été 2020. Les grands groupes pharmaceutiques donneurs d'ordre comme Sanofi, Merck… voulaient transférer leurs productions ailleurs.
     Les dirigeants politiques au service des grands groupes pharmaceutiques attendent qu'il y ait une  épidémie catastrophique pour se préoccuper de l'avenir d'une usine et des travailleurs ô combien indispensables à la société. Quel cynisme !
 

CHU Valence

Bas les masques sur une politique criminelle

Brève
25/03/2020

     Le CHU de Valence en est à faire appel aux personnes sachant coudre pour confectionner des masques en tissu pour le personnel ne traitant pas les malades du Covid-19.  À charge de ce dernier de le laver quotidiennement à 30°.  Il relaye pour cela un tutoriel publié par le CHU de Grenoble. Déjà que les masques chirurgicaux n'assuraient pas une protection contre le virus, là on passe carrément aux masques bidons.

     Si le gouvernement avait dépensé pour le système de santé un centième de la ligne de crédit de 300 milliards d'euros qu'il fait aujourd'hui aux entreprises pour qu'elles ne perdent rien dans cette crise, les hôpitaux n'en seraient pas à recourir au système D.

            Le virus du capitalisme, dont cette crise sanitaire met en lumière les conséquences meurtrières, est à éradiquer de toute urgence.