Fonderie Meritor – Vénissieux

Absurde et criminel

Brève
23/03/2020

Des ponts montés à Saint Priest

Les ouvriers de la fonderie Arvin Méritor, située dans le site Renault Trucks, continuent à produire des cuves de ponts pour les camions. Pourtant, cette production n’a rien d’essentiel. Habituellement, ces ponts sont envoyés en Italie, dans l’usine du groupe Meritor de la ville de Cameri, à l’ouest de Milan, pour y être usinés, avant de revenir à l’usine RT de Saint-Priest. Malgré l’épidémie en Italie et en France, Meritor fait produire coûte que coûte… alors que l’usine de Saint-Priest qui utilise cette production est à l’arrêt, tout comme celle de Vénissieux !

Cette crise montre crûment comment chaque patron voit son profit avant tout. Peu lui importe les conséquences sanitaires, peu lui importe que des travailleurs se déplacent, prennent un risque pour eux-mêmes et pour la diffusion du virus. C’est une politique criminelle, au premier sens du terme.

Toray Films Europe (Ain)

Une semaine de tergiversation avant la procédure d’arrêt

Brève
21/03/2020

Beaucoup de travailleurs ont demandé l’arrêt de l’usine dès l’annonce du confinement. Ils voulaient un arrêt propre des installations, tant que l'effectif était suffisant, car il faut 5 à 6 jours de procédure avec des travailleurs compétents et formés pour stopper certains ateliers. C’était la meilleure solution pour rester en bonne santé et pouvoir redémarrer après l'épidémie.

Mais la direction a d’abord répondu « l'équilibre financier ne le permet pas ». Traduction : « on continue à faire des affaires. ». Après les premiers cas de fièvre, alors que l’inquiétude et la colère montaient, le patron a tenté de justifier la poursuite des productions par des commandes destinées à l’alimentaire ou l’étiquetage des médicaments. Sauf que ce n’étaient pas ces références-là qui étaient en production, sans parler du stock existant.

Il a fallu un cas de malaise dû au Covid19 dans un atelier pour que l’arrêt soit décidé. Il va donc se faire dans l’urgence et à effectif mini, multipliant les risques. Et ceux qui ont côtoyé toute cette semaine le collègue atteint ne sont pas rassurés.

Voilà comment l’aveuglement du pognon et la recherche de la vente à tout prix ont aggravé la situation à tous les niveaux. Maintenant, il reste à obtenir le maintien total du salaire pendant l’arrêt… et pour tout le monde.

SNF – Andrézieux-Bouthéon (Loire)

Le mépris et la morgue d'un patron

Brève
19/03/2020

L'entreprise SNF à Andrézieux-Bouthéon

     Le patron de SNF, René Pich (53ème fortune de France, avec 1,7 milliard d'euros), non content de maintenir à tout prix la production dans l'usine, s'est fendu d'un tract qui dénonce « ceux qui paniquent et se calfeutrent dans leur trou comme des rats », « ceux qui, comme d'habitude, sabotent le travail des autres », et même « ceux qui pensent que c'est une très bonne occasion pour détruire le système capitaliste qui leur donne à manger » !

     Dans un deuxième tract, il explique plus clairement : « si nous perdons des clients, ils ne reviendront pas ». Voilà effectivement sa préoccupation première, et non la santé des salariés, contraints de continuer à travailler, à se changer à 50 dans le même vestiaire ou à travailler à 14 dans la même petite salle d'analyse.

     Dans la droite ligne du gouvernement, relayé par certains médias, qui accuse les gens pour masquer les conséquences de sa politique, ce patron prépare les futures attaques en en accusant à l'avance les travailleurs. Il rajoute ainsi sa petite note bien salée au mépris de classe ambiant. Des syndicats de SNF ayant appelé à des débrayages, pas sûr qu'il l'emporte au paradis des capitalistes !

 

SNR (Annecy)

La politique scandaleuse de la direction

Brève
18/03/2020

La direction de SNR, qui emploie environ 2 800 personnes sur l’agglomération d’Annecy a décidé il y a peu la mise en chômage partiel de l’ensemble de ses sites. Mais dès jeudi 19 mars, plusieurs ateliers de production devaient reprendre, au prétexte qu’il s’agirait de secteurs « prioritaires » : des pièces pour automobile !

C’est jouer de façon scandaleuse avec la santé et même la vie des travailleurs et de leur famille et, au-delà, de la population du bassin annecien déjà menacée par l’existence à proximité d’un des premiers « clusters » de l’épidémie.

Et en quoi produire aujourd’hui des roulements pour l’automobile et l’aéronautique, alors que ces secteurs sont pratiquement à l’arrêt, est-elle une activité indispensable ? Tout le pays, et même les services médicaux, manquent du minimum (gel hydro-alcoolique, masques, etc) mais grâce à SNR, il n’y aura pas de pénurie de roulements !

La direction invoque le covid-19, mais n’en a que faire. Elle continue ses petits calculs irresponsables pour réguler sa production et ses stocks. Voilà qui en dit long sur la marche folle de la société capitaliste.  

Coronavirus - Valéo - Saint-Quentin-Fallavier (Nord-isère)

Le profit à n’importe quel prix !

Brève
18/03/2020

Dans cette usine qui fabrique des équipements automobiles, la direction continue d’imposer aux travailleurs du site, notamment aux ouvriers de venir produire des pièces. Cela malgré l’impossibilité de conserver des distances nécessaires entre les salariés pour éviter toute propagation éventuelle du virus, en particulier sur les chaînes de montage.

Cette irresponsabilité et cette cupidité de la direction sur le dos des travailleurs sont révoltantes !