Hôpital de la croix-Rousse - Lyon

En ordre de bataille… contre le personnel

Brève
12/03/2020

Le rassemblement précédent du 6 février

Le jeudi 12 mars, l'ensemble du personnel de l'hôpital de la Croix-Rousse a reçu un mail de la direction générale des HCL interdisant un rassemblement appelé par le collectif Croix-Rousse en colère. Prétextant l’épidémie de Covid19, la direction a prétendu qu’un tel rassemblement perturberait le bon fonctionnement de l’hôpital...

Quel culot et quel cynisme ! Si le fonctionnement de l'hôpital est perturbé, c'est à cause du manque criant d'effectifs et de moyens matériels. La crise actuelle vient se surajouter à une crise qui dure depuis des années et qui est liée à la politique d'austérité dans les hôpitaux ! 

En fait, la direction n'a pas apprécié qu’un collectif de salariés exprime sa colère depuis deux mois. Elle voudrait le faire taire pour que tous marchent au pas ! Mais empêcher ceux qui font marcher l’hôpital de s’organiser pour défendre leurs conditions de travail n’est sûrement pas la meilleure façon d’accueillir et de soigner les malades du coronavirus.

Industrie pharmaceutique – Région lyonnaise

L’essentiel, c’est la santé… des actionnaires

Brève
04/03/2020

     Il n’y a pas que l’épidémie de coronavirus qui sévit. Il y a aussi une grave épidémie de rougeole depuis plusieurs années et sur toute la planète. Elle est dramatique dans les pays pauvres, à Madagascar, au Yémen ou en République démocratique du Congo, pays où il y a eu plus de 6 000 décès en 2019. Dans les pays riches, le retour de la rougeole est provoqué par la défiance contre la vaccination, mais dans les pays pauvres, l’épidémie est liée à l’insuffisance de services sanitaires et à des ruptures de vaccins. 

     Cela n’a pas empêché Sanofi d’arrêter en novembre 2017 dans son usine de Marcy-l’Étoile la production du vaccin « monovalent », dirigé uniquement contre la rougeole, contre l’avis des autorités sanitaires. Alors que l’épidémie planétaire fait fortement augmenter la demande en vaccin, les industriels du « big pharma » arrêtent des productions vitales. On est bien loin du slogan de Sanofi,  « l’essentiel, c’est la santé ».

Solvay – Rhône

Les casseurs d’emplois

Brève
03/03/2020

Rassemblement devant Solvay Saint-Fons Chimie en janvier 2020 contre la réforme des retraites

     La direction du groupe chimique Solvay vient d’annoncer près de 350 suppressions d’emplois dans le monde, dont 15 au centre de recherches de Saint-Fons, et 41 à l’usine de Collonges-au-Mont-d’Or, où cela représente un quart des travailleurs.

     Les prétextes invoqués ressemblent à un inventaire de tout ce qui va mal dans le monde : la chute du prix du pétrole, le ralentissement dû au coronavirus, la guerre commerciale entre Chine et USA… Oui, leur société capitaliste est gravement malade, mais les travailleurs n’en sont en rien responsables.

            L’objectif affiché est de faire 32 millions d’euros d’économies, alors que le groupe vient de réaliser 1 milliard d’euros de bénéfices pour 2019 et de verser 400 millions d’euros de dividendes aux actionnaires. Non seulement, Solvay alimente le chômage, mais ce plan d’économies va se traduire par des rythmes de travail aggravés pour ceux qui restent.

Présentation de candidat

Olivier Minoux, ouvrier dans la chimie, conduit la liste à la métropole de Lyon

Brève
27/02/2020

Je conduis la liste Lutte ouvrière à la métropole de Lyon. Dotée d’un budget de plusieurs milliards d’euros, la métropole ajoute les attributions d’un département à celles d’une communauté de communes. Elle est encore plus éloignée du regard des classes populaires que les mairies. C’est un appareil conçu pour servir les intérêts des grandes entreprises, dans l’industrie, le bâtiment, les travaux publics, l’eau, la collecte des ordures. Les liens sont multiples entre ces patrons et les politiciens qui dirigent la métropole.

En ce qui me concerne, je suis ouvrier dans la vallée de la chimie, en équipe 5x8, depuis vingt-trois ans. Nous sommes exposés quotidiennement à des substances chimiques, ce qui rend le vol de nos retraites criminel, car ce sont des années de notre vie que nous laissons à l’usine. Dans cette campagne, je veux faire entendre le camp des travailleurs face à cette classe patronale qui est le véritable dirigeant de l’État, que ce soit au niveau national ou au niveau de la métropole.

Une des préoccupations des travailleurs, c’est par exemple le logement. Lyon est une des villes où les prix augmentent le plus vite. C’est l’effet de la spéculation, où les capitaux disponibles se placent dans l’immobilier. Cette situation est aggravée par le fait que l’État se désengage du logement social. Ceux qui font fonctionner la ville au quotidien sont contraints d’habiter toujours plus loin. Ceux qui nettoient les bureaux, qui font tourner les restaurants, les commerces, qui conduisent les bus ou le métro, qui ramassent les poubelles, soignent, éduquent… passent ainsi des heures dans les transports. Mais on ne peut pas régler la question du logement, pas plus que celles du transport ou de la pollution, sans s’attaquer aux promoteurs immobiliers, aux banques ou aux industriels.

Les travailleurs doivent se battre pour tout, y compris pour obtenir des logements dignes avec des loyers modérés. Des élus révolutionnaires dans les mairies seraient un point d’appui pour ces luttes. Ils pourraient encourager un inventaire des logements vides en vue de leur réquisition, aider à empêcher les expulsions locatives. Sans rapport de force, sans leur propre intervention, rien n’est possible pour les travailleurs, en matière de logement comme pour tout le reste. Dans ces élections, il faut qu’ils puissent le dire.

Agglomération de Grenoble

Assistanat public par millions

Brève
27/02/2020

La multinationale ATOS spécialisée dans le digital va s'agrandir et créer son campus à Echirolles. Les élus se vantent de son implantation et des aides publiques apportées : la Métro (intercommunalité grenobloise) et la région offrent généreusement 7 millions d'euros à un groupe qui fait 11 milliards de chiffre d'affaires et dont BlackRock possèdent 5% du capital !

Les travailleurs qui galèrent dans les Ephad, hôpitaux et autres services publiques soumis à la diète, les petits commerçants et artisans taxés, apprécieront. Quant à la population, elle n'a pas eu son mot à dire. Ce qui n'empêche pas les beaux discours électoraux sur "la démocratie participative".