Chambéry (Savoie)

Saisonniers : pas de trêve hivernale pour la colère

Brève
24/02/2020

Lundi 24 février, c'est une centaine de travailleurs des remontées mécaniques et des domaines skiables de l'Isère et des deux Savoies qui se sont rassemblés devant la préfecture. Déjà présents en nombre lors des manifestations contre la réforme des retraites, ces travailleurs saisonniers ont débrayé pour dénoncer le changement du calcul de l'assurance chômage qui se traduira par une perte de 50 % de leurs indemnités.

Comme dans certaines industries, les saisonniers sont indispensables aux patrons des stations, des grands hôtels et restaurants. Ces derniers s'enrichissent, en maintenant des salaires, des conditions de travail et de logement indignes du 21e siècle.

Des capitalistes de « l’or blanc » d’un côté, des exploités de l’autre qui relèvent la tête : la lutte des classes s’exprime aussi en altitude.

Présentation de candidat

Chantal GOMEZ - Tête de liste Lutte ouvrière à ÉCHIROLLES (Isère)

Brève
23/02/2020

J’ai 63 ans et suis retraitée de la fonction publique. Je touche moins de 1200 euros par mois pour une pension complète. Je fais partie de ces “privilégiés” selon Macron qui manifestent depuis 3 mois contre sa réforme.

J’ai été élue Lutte ouvrière au conseil municipal à Échirolles, banlieue de Grenoble, de 2008 à 2014. J’ai pu constater à quel point la commune était sous contrainte de l’État et pas seulement sur le plan financier.

Aucun élu local n’a pu enrayer la dégradation des conditions de vie. Dans ma cité ouvrière, le taux de chômage des jeunes avoisine les 50%. La précarité, les petits boulots se sont généralisés. Je croise des femmes de ménage, des auxiliaires de vie, mal payées, épuisées, qui rentrent tard le soir, en tramway. Parmi les hommes, beaucoup travaillent dans le BTP mais là aussi l’intérim, les CDD et les auto-entrepreneurs sont devenus la norme.

Élus, Préfet, ont été impuissants quand Caterpillar a décidé, en 2009, de licencier six cent travailleurs et des centaines d’intérimaires des usines d’Echirolles et Grenoble.

Mais la révolte des travailleurs finira bien par s’exprimer.

En tant que communiste, je sais que la classe ouvrière est capable de faire tourner cette société mille fois mieux que tous ces politiciens juste bons à servir les capitalistes et à nous faire la morale.

Militante syndicale dans mon entreprise, j’ai vécu la grève de 1995 et d’autres. Mais les grèves qui m’ont le plus marquées sont celles du secteur du nettoyage où j’interviens dans mon union locale. J’ai vu des femmes et des hommes redresser la tête, se faire respecter, être capables de soulever des montagnes quand ils décident, ensemble, de se battrent pour leur intérêts. Alors imaginez ce que serait une telle force collective à une tout autre échelle. Eh bien, je pense qu’on doit s’y préparer, s’organiser contre Macron ou un autre mais surtout contre tous ces exploiteurs du capital. Un vrai parti communiste, ça se construit même à l’échelle d’une commune.

Piscine Yves Nayme – Saint-Étienne (Loire)

Économies sur le dos du personnel et du public

Brève
16/02/2020

Les yeux, la peau et la gorge irrités, c'est ce que vivent le personnel de la piscine Yves Nayme et le public par épisodes successifs. Les mécaniciens travaillent avec un produit cancérigène. Tout a été signalé depuis des mois, pourtant, la direction a commencé par noyer le poisson en dissuadant le personnel d'exercer son droit de retrait. La CGT et FO sont intervenus en décembre pour signaler le danger grave pour la santé. Résultat : la municipalité a envoyé ses experts pour acheter un appareil de mesure de l'air… qu’elle aurait dû acheter depuis plusieurs années !

Mais, suite à un nouveau "record" dans les mesures de produits dangereux, et sous la pression du personnel, la municipalité a décidé de fermer la piscine vendredi 14 février, en urgence. Des mois à minimiser ce que dénonçaient usagers et personnels… le maire ne manque pas d’air !

Saint-Gervais-Mont Blanc (Haute Savoie)

Drapeaux rouges en vallée blanche

Brève
13/02/2020

Près de 400 manifestants CGT-FO-SUD, venus des deux départements de Savoie ont défilé ce jeudi 13 février à Saint-Gervais-Mont Blanc. Ils n’entendaient pas laisser Macron faire tranquillement son « show-écolo » dans la vallée sans lui faire le comité d’accueil qu’il mérite et venir crier leur refus de l’actuelle réforme des retraites. Dans les prises de parole, un militant cheminot du Fayet a aussi vigoureusement dénoncé le cynisme des politiciens au service du grand capital qui osent parler du respect de l’environnement alors qu’ils n’ont pas cessé de démanteler le fret SNCF, de favoriser non seulement les transports par camions mais aussi celui des voyageurs par autocars !

La vallée de l’Arve subit aujourd’hui, à certaines périodes, une pollution atmosphérique supérieure à la région parisienne … alors que jusqu’au années 1950 elle était un des principaux lieux d’implantation des sanatoriums où les malades de la tuberculose venaient essayer de retrouver la santé par l’air pur des montagnes ! L’urgence est vraiment d’en finir avec ce système destructeur : le capitalisme !

Hôpital du Vinatier (Bron)

Assez des fermetures pour engraisser les banques !

Brève
11/02/2020

     Pour rembourser la dette, contractée lors d'une rénovation récente, l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Bron, envisage de fermer 4 unités, dont 3 de longues évolutions, un foyer et un Centre Médico-Psychologique consacré à la pédopsychiatrie. Une centaine de lits et plus de 100 postes sont menacés.

     Mardi 4 février, lors de la Commission Médicale de l'établissement, 150 agents en colère ont apostrophé le directeur et les médecins qui accompagnent ce projet de fermeture. Les agents étaient

contents d'être aussi nombreux à réagir, mais conscients aussi que cela ne suffira pas. Un nouveau rendez-vous est fixé la semaine du 10 février pour une action au Conseil de Surveillance.

     Les agents sont particulièrement inquiets pour le sort des patients soignés dans ces quatre unités de longues évolutions. Ce sont des malades vulnérables et dont le « placement » se fait sur un temps long. La direction veut pourtant fermer dans l'année, sans tenir compte que certains patients sont là depuis plus de 10 ans. Si ces patients retournent chez eux, leurs familles risquent de vivre des situations dramatiques. L'argent doit servir aux malades, pas à assurer des revenus aux banques.