Aéroport de Lyon Saint Exupéry

May Day ("Alerte") pour le personnel

Brève
01/02/2020

Interviewé par le journal Le Progrès il y a deux semaines, Tanguy Bertolus, directeur technique de Vinci Airports, s'est vanté des résultats positifs de la privatisation de l'Aéroport De Lyon (ADL). Il annonce la hausse du trafic aérien de 27%, la création de 53 nouvelles lignes et 11 compagnies, une hausse de chiffre d'affaires de 7,8 %, et tout cela, dans « une ambiance sociale saine » ; des propos bien loin d'être partagés par l'ensemble des salariés de l'aéroport...

La seule chose qui va bien, ce sont ses profits records... qui ne tombent pas du ciel… Depuis la privatisation de l'aéroport en 2016, racheté par le groupe Vinci, les effectifs d'ADL ont chuté de 20 %, la direction taillant dans tous les services. Les salariés sont à bout. Même lorsqu'ils sont en repos, ils sont parfois rappelés par la direction pour pallier aux arrêts maladie dus aux nombreux « burn-out ».

A l’annonce d’un préavis de grève, la direction a comme par hasard annoncé « la diminution des non remplacements de postes ». Cela montre bien qu’elle craint sérieusement la grève et c'est elle qui la fera reculée à l'avenir !

Arkéma Balan (Ain)

En grève pour se faire respecter des actionnaires

Brève
01/02/2020

Depuis 12 jours, les travailleurs de l’usine Arkéma à Balan sont en grève totale.

Arkéma vient de vendre l’activité de ce site à un autre groupe de la chimie en empochant plus de 300 millions d’euros, donc avec une plus-value substantielle.

Alors les salariés demandent une part de ce gâteau sous forme de prime de cession puisque c’est leur travail qui a fait fructifier l’activité.

Mais cette grève est aussi l’expression d’un ras le bol d’être guère mieux considérés que les murs que les actionnaires achètent et revendent à leur guise. Un mouvement qui sonne déjà comme un bon avertissement au nouvel actionnaire.

Education nationale – Montbrison (Loire)

Levée immédiate des poursuites contre les 13 enseignants !

Brève
30/01/2020

     Lundi 21 janvier, pour protester contre la réforme du lycée et l'impréparation totale des nouvelles épreuves du bac – dites "E3C" – des enseignants du lycée Beauregard de Montbrison ont retenu symboliquement, quelques heures, des copies. La proviseure, sous la pression du rectorat, a alors porté plainte contre 13 d'entre eux. Face à cette attaque, plusieurs lycées de la Loire ont organisé des actions – grèves, rassemblements, prises de parole.

     Pour faire toujours plus d'économies, le gouvernement a fait passer une réforme qui dégrade les conditions de travail des enseignants et les conditions d'étude des élèves. Le nouveau système va encore renforcer les inégalités sociales dans l’Education, qui étaient déjà bien présentes dans le système précédent. Et lorsque la contestation s'organise, y compris par des actions symboliques, il envoie ses policiers et ses juges.

     Les poursuites contre les 13 enseignants de Montbrison doivent être immédiatement arrêtées !

Grenoble (Isère)

Solidarité avec le CIIP !

Brève
26/01/2020

Le CIIP (Centre d’Information Inter-peuples), est une association bien connue qui existe depuis 40 ans dans l’agglomération grenobloise. Elle promeut notamment la solidarité entre les peuples, l’anti-impérialisme, la lutte contre le racisme et gère un centre de documentation sur ces questions.

Elle est menacée de faillite en raison de l’acharnement d’un fournisseur de photocopieuses pratiquant des tarifs exorbitants et qui réclame une dette qu’elle ne peut pas assumer !

Les responsables de cette association, sont des militants infatigables dénonçant toutes les formes d’oppression dans le monde, toutes les dictatures, dépensant des trésors d’énergie pour combattre ici tous les traitements indignes réservés aux sans-papiers. Aujourd’hui, ils dénoncent ces requins de la photocopie qui veulent les acculer à la ruine !

Pas question pour eux d’abandonner leur combat ! Lutte Ouvrière s’associe pleinement à tous ceux qui se mobilisent pour que continue de vivre le CIIP !

Zone commerciale Steel – Saint-Étienne

Merci les contribuables !

Brève
21/01/2020

Travaux sur le site de Steel, réalisés par Forézienne Eiffage

La Chambre régionale des comptes a pointé dans son rapport la vente "au rabais" du terrain où s’installe Steel, la nouvelle zone commerciale de 16 hectares, à l’entrée Est de Saint-Étienne.

Ce terrain, avec les acquisitions de terrains, les démolitions de bâtiments ou la dépollution des sols, a coûté 26 millions à l’EPASE (établissement public d’aménagement de Saint-Étienne) mais il a été revendu 17 millions au promoteur privé… qui a fixé lui-même ce prix d’achat. Et ce sont bien sûr les contribuables, à travers l’EPASE, qui paient ce cadeau de 9 millions au promoteur qui revend le terrain au prix fort aux enseignes commerciales qui s’y installent actuellement.

Dans une interview au Progrès, le directeur de l'EPASE assume ce beau cadeau, en expliquant benoîtement que c'est toujours le cas dans ce genre d'opérations. Une façon, parmi bien d'autres, qu'ont les patrons de piocher dans les caisses publiques à fonds perdus, avec la complicité des institutions…