Pierre-Bénite (Rhône)

Grève contre les licenciements à Kemira

Brève
02/09/2008

Le 25 août, la direction de Kemira a annoncé la suppression de 1000 emplois sur 5500 dans le monde.

A Pierre-Bénite, où une partie de l'usine Arkema a été vendue à Kemira, la direction veut passer les salariés de 3x8 en 5x8 et supprimer la moitié des postes, soit licencier tous les intérimaires et trois salariés ex-Arkema.

En juin déjà, les salariés avaient fait grève contre les pertes de salaires entraînées par la réorganisation et avaient obtenu des promesses. De nouveau, la grève a été immédiate. Elle s'est arrêtée au bout de quelques jours, après l'annonce qu'Arkema reprendrait ses ex-salariés licenciés par Kemira.

Il reste à faire appliquer cette promesse. Et il reste le problème des conditions de travail à Kemira, déjà lamentables, et qui risquent de s'aggraver encore avec les nouvelles mesures.

Histoire de l'accabler encore plus

Brève
21/08/2008

Quand elle se rend d'urgence en Algérie au chevet de sa mère mourante son passeport ne comporte pas le nom du dernier enfant. C'est pour cela, dans l'urgence, qu'elle a confié l'enfant à une nounou à Marseille. Seulement la nounou ne pouvait répondre à l'avis de recherche ni réclamer l'enfant perdu car elle est vraisemblablement sans papier.

Et la police, au lieu d'aider la mère à son retour, ne trouve rien de plus urgent que la mettre 24 heures en garde à vue pour "aide au séjour irrégulier" de la nounou. Peut-être voulait on obtenir le nom de la nounou de cette femme que la législation met en difficulté simplement parce que ses papiers sont d'un autre pays.

Pour comble les services sociaux renchérissent en ne rendant pas l'enfant à sa mère et en menaçant de lui enlever les autres. Pas même le minimum d'humanité pour une femme qui a vu sa mère mourir et dont l'enfant s'est égaré !

Que pouvait donc faire cette femme. Laisser sa mère mourir sans essayer de la voir, emmener son fils dont le nom ne figurait pas sur le passeport et être immédiatement refoulée ?

Au lieu de l'aider, de compatir à sa douleur, police et administration lui font subir tracasseries sur tracasseries.

Cela illustre le drame que vivent les sans papiers pour qui toute démarche "normale" a été rendue impossible par une législation injustifiable.

Tarascon

Les mauvais coup se préparent en été

Brève
21/08/2008

Linpac, filiale d'un grand groupe anglais fabricant des barquettes et des emballages est en passe de fermer.

C'est pendant les vacances que les employés ont appris la nouvelle. 130 salariés vont se retrouver à la rue à Tarascon. Certains ouvriers ont rappelé que depuis des années il y avait un gel des salaires et que la productivité avait fortement augmenté ; les gains ont été considérables.

Cela ne semble pas suffire aux patrons qui ferment l'usine, jettent à la rue une bonne centaine de salariés au nom du profit.

Pierre-Bénite (Rhône)

Les travailleurs de Kemira s'opposent aux projets de la direction

Brève
28/07/2008

Il y a à peine plus d'un an, l'usine Arkema de Pierre-Bénite a vendu une partie de ses productions au trust finlandais Kemira. Ce qui fait qu'une vingtaine de salariés d'Arkema ont changé de patron. Kemira s'était engagé à maintenir rémunérations et organisation du travail.

Mais en juin, la direction de Kemira a remis tout cela en cause. Conséquences : une perte de rémunération allant jusqu'à 500 euros par mois, le non-renouvellement des intérimaires et même le probable licenciement de deux travailleurs.

Les salariés de Kemira se sont aussitôt mis en grève totale. Après 15 jours d'arrêt de la production, la direction de Kemira a accepté de revoir partiellement son projet.

Tout n'est pas réglé, loin s'en faut. La grève est suspendue jusqu'à nouvel ordre et les travailleurs restent attentifs !

Lyon

"C'est moi qui compte"

Brève
14/07/2008

Dans un entretien publié par le quotidien "Le Progrès de Lyon", Paul Berliet, ancien PDG des usines portant son nom (devenues depuis Renault Trucks), répond à la question : "Qu'est - ce qu'un bon ouvrier pour un bon patron ?" "Pour moi, le bon ouvrier, d'abord, il pense et fait ce qu'il veut en dehors de l'entreprise. Mais dans l'entreprise, c'est moi qui compte."

Voilà un ex-exploiteur qui ne cache pas ses conceptions. Il ne faisait certainement pas tant le fier durant les grèves de mai 68.

En tout cas, lui et ses successeurs devraient se rappeler que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils pourraient revoir des moments où celui qui "compte" ne serait pas le patron, mais l'ouvrier.