D'après les audits qui viennent d'être effectués sur les finances des Hospices Civils de Lyon, ils vivraient au-dessus de leurs moyens. Mais la réalité, c'est que les moyens accordés sont bien au-dessous des besoins !
Déjà aujourd'hui, les hôpitaux publics manquent de lits et de personnel. Mais avec ce que promettent le Directeur général des HCL et le Directeur de l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation) cela va encore empirer.
Le nouveau financement "à l'activité" est fait pour favoriser les cliniques privées, qui ne font que ce qui est rentable, laissant aux hôpitaux publics tout ce qui est coûteux, sans le financement nécessaire. L'argent de la Sécurité sociale, au lieu d'être entièrement consacré aux malades, va de plus en plus dans les poches des actionnaires des cliniques privées.
La politique actuelle consiste à pousser les malades vers ces cliniques privées... s'ils peuvent payer les dépassements d'honoraires ! Pour les autres, il restera les délais d'attente des HCL, puisque les économies qu'on leur demande de faire vont encore réduire les possibilités de soigner, tout en aggravant les conditions de travail du personnel.
Beaucoup, aujourd'hui, n'ont déjà plus les moyens de se faire soigner, y compris parmi ceux qui travaillent et cotisent à la Sécurité sociale. Mais c'est la politique du gouvernement dans tous les domaines : prendre dans les poches des pauvres pour enrichir ceux qui n'en ont pas besoin.