Romans (Drôme)

Encore une usine de chaussures qui ferme

Brève
23/12/2007

Le chausseur de luxe Charles Jourdan a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Romans. Les 197 travailleurs vont être licenciés, après s'être battus pendant des mois pour essayer de sauver l'entreprise, dans laquelle la plupart ont 25 à 30 ans d'ancienneté.

La ville de Romans a déjà perdu des milliers d'emplois dans l'industrie de la chaussure. En août 2005, c'est Stéphane Kélian qui fermait, en licenciant 143 personnes, et Charles Jourdan était déjà, alors, mis en redressement judiciaire, à la recherche d'un repreneur.

Les deux entreprises avaient été rachetées par des financiers, qui ne s'intéressaient qu'à la marque de prestige, et n'avaient aucun scrupule pour jeter les salariés à la rue et aller produire ailleurs. Le repreneur d'octobre 2005 n'était pas différent : son PDG a été inculpé fin novembre, à Genève, pour détournement de 20 millions de dollars, et il a démissionné sous la pression d'un repreneur éventuel, qui s'est finalement retiré à la dernière minute.

Après la fermeture de Stéphane Kélian, trois ministres s'étaient déplacés à Romans pour faire des promesses de réimplantation d'emplois et promettre... des aides et des crédits d'impôts pour les patrons de la chaussure ! Mais il n'a jamais été question de prendre des mesures contre les patrons qui licencient, et donc continuent à le faire.

Marseille

Expulsés et non relogés

Brève
18/12/2007

Lundi 17 décembre, une cinquantaine d'adultes et une quinzaine d'enfants ont été jetés à la rue par les CRS. Ces familles roms ont été expulsées sans ménagement d'un immeuble inoccupé qu'ils squattaient dans la rue d'Aubagne au centre ville. Rien n'a été prévu pour les reloger et aucun service social de la ville n'était présent. Enfants, bébés, adultes tous ont été laissés dans le froid, à la recherche d'un autre squat.

En jetant les gens à la rue le gouvernement et ses acolytes peuvent encore oser dire qu'il n'y a pas de problème de manque de logements.

Qui se ressemble s'assemble

Brève
18/12/2007

Jean Claude Gaudin, le maire de Marseille accompagnera Sarkozy au Vatican, ce jeudi 20 décembre. Une petite visite pour que ce dernier soit nommé "chanoine de Saint Jean de Latran" par le pape. Petit cadeau à la république française dite fille aînée de l'église. Obscurantisme et réaction n'ont pas de frontière !

Marseille

L'Assistance publique des hôpitaux responsable et coupable

Brève
18/12/2007

À l'Hôpital de la Timone, les vigiles sont en grève depuis plus de cinquante jours. Certains sont en grève de la faim depuis treize jours et dernièrement l'un d'eux a dû être hospitalisé.

Lundi 17 décembre à midi, un rassemblement de soutien était organisé pour dénoncer cette situation.

L'APHM (l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille) ayant décidé de changer de société prestataire de surveillance dans cet hôpital, la nouvelle société ne veut pas reprendre tous les vigiles qui travaillaient précédemment et en tous cas pas aux mêmes conditions de travail et de salaire. Ceux qui restent ne sont ni licenciés ni embauchés. Ils se retrouvent sans ressources depuis le 23 octobre 2007.

C'est l'APHM, donneur d'ordre, qui les employait. Là, ils étaient bons pour travailler pour elle et pour certains depuis des années.

Alors société sous traitante X ou société Y, c'est l'APHM le bénéficiaire du travail qui est responsable et coupable.

Marseille-La Blancarde

La vie ordinaire d'un conducteur de train

Brève
16/12/2007

Nous pouvons fréquemment avoir à conduire une matinée et à re-attaquer la nuit qui suit. Nous pouvons aussi travailler des journées longues de 11 h avec juste une coupure de une heure. Pendant cette coupure on est sur la machine et pas forcément à un endroit où l'on pourrait manger correctement et se reposer un peu.

Il y a des tournées où nous conduisons pendant 5 ou 6 heures d'affilée sans un seul arrêt. Ce qui suppose une vigilance sans éclipse

Aux usagers de la route, avec quatre passagers la sécurité routière demande de se reposer toutes les deux heures. Nous, avec des centaines de passagers, nous en sommes bien loin.

Bien sûr, nous n'enfournons pas du charbon dans une chaudière et notre travail demande beaucoup moins de force physique qu'il n'en fallait à nos anciens. Mais c'est un travail difficile car il nécessite beaucoup d'attention, et de technicité.

Quand elle nous a embauchés, la SNCF avait passé un "contrat moral" avec nous. Nous acceptions de travailler de jour ou de nuit, pendant les fériés et le week-end. Mais, en compensation nous pouvions prendre notre retraite plus tôt.

Si finalement le nombre d'annuités que nous avons à faire était augmenté, le "contrat moral" n'aurait plus lieu d'être. Et là, à 17h on arrête le train, on rentre à la maison... les jours fériés, les nuits, et les week-end à la maison... Un contrat est un contrat, non ?