Annecy (Haute-Savoie)

SNR : Renault veut passer en force

Brève
19/07/2006

Renault a présenté au Comité d'Entreprise de SNR, un « projet de partenariat entre la société NTN et SNR Roulements ». En fait il s'agit d'une vente pure et simple de la part de Renault, au trust japonais NTN, de sa filiale de production de roulements. Tout le reste n'est qu'un « habillage » de Renault pour tenter de rassurer le personnel (toutes catégories confondues) qui depuis septembre dernier a, à plusieurs reprises, démontré sa méfiance et son opposition à ce projet dont tout le monde se doute qu'à plus ou moins long terme, il implique des suppressions d'emplois.

Dans le projet présenté, Renault resterait actionnaire majoritaire pendant un an en ouvrant le capital à NTN à hauteur de 35%. Pour les deux années suivantes la proportion passera à 51% pour NTN. Par la suite, « NTN ne pourra pas obliger Renault à descendre en dessous de 20% »...mais rien n'obligera Renault à rester ! Et surtout Renault a le culot d'écrire qu'il gardera, quand NTN sera majoritaire, un «droit de veto » sur toutes décisions impliquant des remises en cause du statut du personnel et des licenciements économiques !

Voilà donc le grand chevalier blanc Renault grand défenseur des travailleurs ! Lui qui, depuis 60 ans qu'il est propriétaire à 100% de SNR, n'a pas trouvé le moyen d'accorder le statut Renault aux salariés de SNR ni même d'y maintenir les emplois, lui qui a également imposé la création récente d'une usine SNR en Roumanie pour y délocaliser progressivement des productions avec comme résultat que les ateliers d'Annecy et Seynod se vident. Tout cela pour se faire encore plus de profits en faisant baisser les coûts des roulements montés sur les véhicules Renault !

Les travailleurs de la SNR en débrayant le 4 juillet dernier et encore le 19 la veille du C.E. démontrent non seulement qu'ils ne sont pas dupes de toutes ces manoeuvres mais qu'il faudra encore compter avec eux pour la période future et ce, quel que soit leur patron

Saint-Chamond (Loire)

Un immense gâchis

Brève
11/07/2006

GIAT Industries a fermé ses portes le 1er juillet. De 800 emplois, il n'en restera que quelques dizaines dans une structure mise en filiale, à l'avenir incertain.

Bien sûr, c'étaient des armements terrestres qui sortaient des ateliers de ce site. Mais il n'y avait pas de fatalité à ce que le potentiel technique et humain de cette entreprise ne soit pas employé plus utilement. Des ateliers de GIAT Industries auraient pu sortir des tracteurs, des moyens de transport collectif, comme des voitures ou des wagons pour la SNCF. Mais cela aurait concurrencé les trusts privés, comme Alstom, qui s'engraissent en fabriquant ces matériels.

En plus des conditions de vie aggravées pour les travailleurs qui ont perdu leur emploi sans avoir de solution de rechange satisfaisante, si l'on rajoute que l'avenir des terrains libérés par la fin des fabrications risque d'être placé sous le signe de la spéculation immobilière et commerciale, on mesure le gâchis qui découle de la gestion privée des productions dans notre société.

Lyon

Les vendeurs de Perrache en grève

Brève
29/05/2006

Lundi 29 mai, les vendeurs de la gare de Perrache ont fait grève toute la journée pour protester contre les suppressions de postes. En effet, malgré la longueur des files d'attente, debout, devant les guichets, la direction de la SNCF veut encore supprimer un tiers du personnel des guichets et du centre "Ligne directe".

A Nice aussi, les vendeurs ont fait grève, pour protester contre la suppression prévue de sept postes de vendeurs dans les Alpes Maritimes.

A Perrache, une cinquantaine d'agents ont envahi la réunion du comité d'établissement et interpellé le directeur de région. Comme il n'a pas voulu revenir sur son projet, les grévistes ont décidé en assemblée de faire grève 55 minutes tous les vendredis.

La SNCF se vante des embauches prévues, en particulier de jeunes de quartiers populaires, mais ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'il y aura moins d'embauches que de départs, ce qui veut dire au total moins d'emplois et plus de chômage. Et pour ceux qui ont un travail, des conditions de travail dégradées. Elle essaie de faire passer ses mauvais coups en douce, mais les grévistes sont là pour rappeler ce qui se cache derrière les belles paroles à l'usage des médias.