Général Electric - Villeurbanne

Grève reconductible

Brève
23/11/2020

Les grévistes de General Electric Villeurbanne le 23 novembre 2020

     Lundi 23 novembre, les salariés de GE Villeurbanne se sont mis en grève complète, pour protester contre la suppression de la moitié des postes de l’usine (260 postes). La grande majorité des travailleurs de la production ont arrêté le travail, beaucoup de salariés des bureaux étant en télétravail.

    Après trois lettres adressées à Bruno Le Maire, sans réponse, et des solutions alternatives proposées par les syndicats, refusées par la direction, la grève totale et reconductible a été décidée.

     Assurément le plus sûr moyen de se faire entendre.

 

EHPAD "Les Girondines" (Lyon)

Un débrayage pour dé-confiner la prime

Brève
17/11/2020

Débrayage à l'Ehpad "Les Girondines" le 16 novembre 2020

     Depuis le mois d'août, les salariées de cet EHPAD réclamaient le paiement égal et intégral de la "prime Covid" : 1500 € pour un temps plein.

     Les plus précaires n'avaient rien touché. De plus, la direction déduisait de cette prime, une autre prime, de 500 €, qu'elle avait déjà versée précédemment. Pourtant, l'ARS a versé à la structure les sommes correspondant à la "prime Covid".

     Pendant plusieurs mois, la direction a tout fait pour gagner du temps : promesses, divisions, etc. Mais ces travailleuses se sont organisées, ont décidé un débrayage pour lundi 16 novembre à la relève, et fait venir la presse. Elles menaçaient de partir en grève complète. Au dernier moment, la direction acceptait de rendre les 500€ déduits et de revoir la liste des précaires présentes en mars-avril pour qu’elles touchent la prime.

        Elles ont vérifié qu'en se serrant les coudes, elles sont une force. Ce sera utile à l'avenir car une prime ne fait pas tout.

 

Carrefour – Vénissieux

Le confinement : une occasion d’augmenter les profits

Brève
16/11/2020

La file d'attente à l'entrée de Carrefour Vénissieux lors du premier confinement

     Comme les autres enseignes de la grande distribution, Carrefour va mettre des milliers de salariés en chômage partiel.

     Dans les magasins, certains salariés sont en chômage partiel à 50% et d’autres à 10%. Si Carrefour tient ses promesses, ils seront payés à 100%, sauf que l’Etat paiera 84% de la somme ! Carrefour n’a pourtant pas de problèmes d’argent, avec un chiffre d’affaires du magasin qui se porte bien.

      Comme le magasin ne désemplit pas, les salariés présents devront mettre les bouchées doubles, d’autant plus qu’il y a aussi des absents pour cause de Covid, positifs ou « cas contact ». Et pour les clients, il y aura moins de caisses ouvertes et les queues vont encore s’allonger.

     S’il y a moins de travail à cause de la fermeture des rayons non-alimentaires, comme le prétend la direction, elle pourrait réduire le temps de travail de tous, tout en maintenant les salaires. Mais les capitalistes de Carrefour n’allaient tout de même pas laisser passer une occasion d’augmenter leurs profits en récupérant de l’argent public et en aggravant l’exploitation des salariés !

 

Épidémie de covid – Hôpitaux de Lyon

« Jusqu’ici, tout va bien... »

Brève
16/11/2020

Olivier Véran sur le tarmac de l'aéroport de Lyon-Bron

      Lors d’une visite ce lundi à l’aéroport de Lyon-Bron où se font des évacuations sanitaires, Olivier Véran a déclaré « la différence avec la première vague, c’est qu’on est passé d’évacuations en catastrophe à des évacuations anticipées ». Pourtant, s’il y a eu anticipation, c’est de la part du personnel, pas des autorités de santé.

       Depuis des mois, elles n’ont mis aucun moyen sérieux ni embauches, y compris sur les postes de brancardiers par exemple. C’est pour cela que ces évacuations sont aujourd’hui indispensables pour que les services de soin ne s’effondrent pas. Ce sont ces dirigeants qu’il faut évacuer : pour gérer la santé, aux hospitaliers de décider, pas aux financiers !

Agglomération de Grenoble

Colère du monde enseignant déconfinée !

Brève
10/11/2020

A Grenoble, mardi 10 novembre, environ 500 manifestants ont tenu à affirmer, en présentiel, leur ras-le-bol de la politique du gouvernement qui laisse les instituteurs, les professeurs de collège ou de lycée sans moyens pour faire face à la pandémie. Classes surchargées où les mesures de distanciation sont impossibles, cantines où les enfants mangent dans la promiscuité et sont donc tout particulièrement exposés, infirmières et agents de service débordés par la multiplication des tâches sanitaires, plus de remplaçants en cas de maladie … voilà les problèmes que tous doivent gérer au quotidien en total « démerdentiel » !

Ils ont exigé des embauches massives de personnel (de surveillance, d’agents d’entretien, d’enseignants, d’infirmières , d’AESH… ) pour poursuivre leur travail dans les meilleures conditions possibles !