Jtekt- Irigny (Rhône) 

Des emplois détruits pour gaver les actionnaires de Toyota

Brève
17/09/2020

Sur le site d’Irigny de l’équipementier automobile Jtekt, la direction voudrait supprimer 450 emplois sur 970 travailleurs en production (dont 150 intérimaires présents en permanence), sous forme de retraites anticipées, ruptures conventionnelles, démissions, licenciements, ou en poussant dehors des ouvriers devenus « inaptes » à cause de leur travail. Quant aux 900 salariés du centre de recherche voisin, plus de 300 sont visés par un mal nommé « plan de sauvegarde de l’emploi ».

Dans toute la filière automobile, le patronat est à l’offensive contre les travailleurs, et veut leur faire payer la baisse des ventes de voitures, qui a commencé dès 2019, bien avant l’épidémie. Mais si l’activité baisse, pourquoi baisser les horaires ou les cadences, pour que tout le monde garde son emploi et son salaire complet ? Le groupe Jtekt appartient à Toyota, 1er groupe automobile mondial en terme de profits, avec la bagatelle de 22,7 milliards de dollars de bénéfices en 2019 ! Par ailleurs, il s’est gavé d’argent public, avec plus de 7 millions d’euros de CICE touché depuis 2013.

Aucun travailleur ne doit perdre son gagne-pain pour sauver la machine à profits.

Université de Grenoble

La direction à l'offensive

Brève
16/09/2020

La direction de L'université Grenoble Alpes, qui se gargarise d’avoir gravi des échelons dans le classement international des universités, se fait plus discrète sur son plan qui prévoit le gel de 55 postes, les départs à la retraite n’étant pas remplacés.

Pourtant, comme dans bien des secteurs, cette rentrée y est placée sous le signe de la surchauffe et nécessiterait au contraire des créations d’emplois tant du point de vue du personnel que des étudiants. Alors qu’il manque des bras dans tous les services, la direction veut encore aggraver la situation, au prétexte de combler un déficit de 9 millions d'euros.

Comme si l’État, qui vient de déverser 100 milliards dans les caisses du patronat au nom de son « plan de relance », ne pouvait pas combler cette somme et maintenir tous les emplois !

 

Lyon - Hôpital de la Croix-Rousse

La seule solution : embaucher

Brève
15/09/2020

Rassemblement devant l'hôpital de la Croix-Rousse en février 2020

     En mars, lors du premier épisode de l’épidémie, la direction avait  fermé de nombreux services pour accueillir les malades. Les autres patients avaient été contraints de remettre à plus tard les examens et les soins dont ils avaient pourtant besoin…

     Aujourd’hui, face à la deuxième vague de l’épidémie, la direction fait au contraire le choix de maintenir à tout prix tous les services ouverts. Mais comme il n’y a pas eu d’embauches et que les moyens sont toujours aussi limités, les conditions de travail sont encore pires qu’en mars. Dans les nombreux services qui doivent accueillir en même temps les patients atteints du COVID et tous les autres, les soignants doivent jongler avec les différentes maladies… et avec les mesures sanitaires pour limiter les risques de contagion.

      Au final, alors que la progression de nos connaissances sur le covid devrait permettre de mieux le traiter, il n’y a toujours pas les moyens de soigner correctement les malades !

 

General Electric - Villeurbanne

Sérial licencieur

Brève
10/09/2020

L'usine General Electric de Villeurbanne

     Il n’aura pas fallu attendre longtemps après la rentrée…Général Electric vient d’annoncer un nouveau plan de suppressions de postes dans ses branches Grid et Hydro. Villeurbanne et Saint-Priest seront particulièrement touchés.

     Depuis le rachat d’Alstom en 2015, GE n’a cessé de licencier, à Grenoble, Belfort…À Villeurbanne un PSE était prévu depuis un an, puis annulé par la direction, pour en faire un autre de plus grande importance. Pour beaucoup de salariés de Villeurbanne (500 à ce jour), c’est la fin de la boîte. On en saura plus au CCE de vendredi 11 septembre. Mais il n’y a pas d’illusions à se faire.

     Bruno Lemaire vient de dénoncer, à propos de GE, « un effet d’aubaine » dû au coronavirus. Eh oui, d’autant plus embêtant pour le gouvernement qu’il s’agit du secteur « énergie renouvelable » de GE. Le grand patronat fait ce qu’il veut…sauf si un rapport de force des salariés vient le contrecarrer.

 

Fret SNCF – Ouest lyonnais

Du discours à la réalité

Brève
03/09/2020

Un train de fret à la sortie de la gare de l'Arbresle

     Macron et le gouvernement affirment que le transport ferroviaire et le fret font partie des priorités de leur « plan de relance » mais concrètement, il n’y a rien. La ligne Sain Bel – Courzieu, qui achemine le granulat d’une carrière Lafarge, doit ainsi fermer, jetant 9 000 poids lourds par an sur la route. Cette décision serait liée au fait que les travaux de rénovation nécessaires ne sont prévus que pour 2024, trop tard pour le capitaliste qui exploite la carrière.

     Pourtant, il y a des centaines de milliers de travailleurs au chômage, des ouvriers, des ingénieurs,… désireux de travailler. Bien des travaux sont indispensables, dans les transports ou le logement, mais pour que les « plans »  annoncés par l’État ne servent pas à remplir les poches des grands groupes, pour qu’ils servent à créer les emplois nécessaires, il faudra que les travailleurs les placent sous leur contrôle direct.