Ivéco Bus- Annonay (Ardèche) :  Usine fermée... faute de pièces, pas faute de virus !

Echo d'entreprise
19/03/2020

L'usine Iveco d'Annonay, qui fabrique des bus et des cars, est à l'arrêt depuis lundi 16 mars. Mais en cette période de confinement, ce n'est pas le virus qui a poussé le patron à fermer boutique... ou du moins, pas le risque qu'il fait courir aux travailleurs ! En effet, la présence de deux travailleurs contaminés n’a pas empêché le site de continuer à tourner jusque lundi, sans masque ni gel. En réalité, ce sont les approvisionnements en provenance de Chine et d'Italie qui n'arrivent plus, à cause des usines arrêtées dans les régions contaminées. Le patron a donc jugé plus avantageux pour lui de renvoyer les ouvriers chez eux... en imposant de prendre sur leurs congés de fin d'année et leurs journées de RTT. Et qu’importe si l’épidémie ne fait que commencer, la consigne est de redémarrer dans une semaine si les pièces sont arrivées. Mais pas sûr que les travailleurs de l'usine acceptent de venir s'exposer dans des ateliers confinés pour les profits du patron.

 

Agglomération de Grenoble :  Les profits avant la lutte contre le coronavirus

Echo d'entreprise
18/03/2020

Photo Travailleur Alpin

Malgré les risques de contamination au boulot et dans les transports, de grandes entreprises de l’agglomération grenobloise continuent de faire tourner leurs usines de production. Face à l’inquiétude des ouvriers qui ont le sentiment d’être les sacrifiés pour les profits et les demandes syndicales pour stopper l’activité, les patrons ne lâchent pas comme ça.

Chez Schneider, à ST Microélectronique et Soïtec à Crolles, sur la plateforme chimique de Pont de Claix et à Becton Dickinson, les directions refusent de fermer. Certaines invoquent des fabrications indispensables tout en refusant d’apporter la moindre transparence. Ailleurs, c’est sous la pression des menaces de droit de retrait que les usines ont fermé comme chez A. Raymond et Caterpillar.

C’est la guerre a dit Macron, mais l’effort de guerre, c’est seulement avec la peau des ouvriers des usines et ceux des sous-traitants.

Solvay - Saint-Fons (Rhône) :  Business as usual (Comme d'habitude)

Echo d'entreprise
18/03/2020

L'usine Solvay chimie de Saint-Fons

     Mardi 17, la direction de Solvay a annoncé que la production allait continuer tant que c’était possible. L’usine produit de la vaniline et divers produits chimiques intermédiaires, donc rien de particulièrement indispensable pour la société.

     Des travailleurs sont donc contraints de venir s’entasser dans des salles de contrôle où ils se succèdent sur les mêmes claviers en équipes successives, sans aucun moyen supplémentaire pour le ménage et la désinfection des salles de travail, sans protection particulière, sauf quelques lingettes. Et comment respecte-t-on les fameux « gestes barrière » quand on est confiné à 7, 8, 9,  10 salariés durant 8 heures en salle de contrôle ?

     Si les capitalistes, avec le nez rivé sur leurs profits, sont incapables d’être responsables, que les travailleurs leur enlèvent la direction des usines !

           

Coronavirus - Echos de la logistique - Saint Quentin Fallavier (Nord-isère) :  La misère ou la surexploitation

Echo d'entreprise
18/03/2020

Dans la logistique non-alimentaire, pratiquement tous les entrepôts ont fermé et des milliers d’intérimaires ont vu leurs missions interrompues ces dernières semaines ou ces derniers jours. Mais dans l’alimentaire, la surexploitation est de mise avec des équipes 24 h sur 24, 7 jours sur 7 pour ceux livrant les Carrefour ou 45 heures, 50 heures hebdomadaires voire plus chez Aldi avec certains travailleurs qui soulèvent plus de 10 tonnes de marchandises chaque jour. Pendant que des milliers d’intérimaires sont au chômage, quelques centaines de travailleurs triment tels des bêtes de somme. Il est urgent d’organiser une répartition du travail entre tous les bras disponibles. Les salaires de tous, confinés ou au travail, en CDI, en CDD ou en intérim doivent être payés intégralement par les patrons de ces grands groupes, y compris aux intérimaires qui ont perdu leur emploi.