Loire - Elections législatives : « Le futur président de la République ne sera pas du côté des travailleurs »
Lutte Ouvrière organisait, jeudi, une réunion publique en soutien à Nathalie Arthaud et présentait ses candidats pour les élections législatives.
Nathalie Arthaud a été qualifiée pour être candidate à l’élection présidentielle pour le parti qu’elle dirige, Lutte Ouvrière. Mais déjà, ses soutiens pensent aux élections législatives de juin. Les candidats qui défendront les couleurs de Lutte Ouvrière sont connus.
« Des femmes et des hommes, travailleurs, retraités et chômeurs, qui ne sont pas des professionnels de la politique, mais qui n’ont pas de casseroles », insiste André Moulin, fidèle de longue date à Lutte Ouvrière et habitué des campagnes électorales.
« Ce que nous disons, personne ne le dira à notre place »
Quant aux programmes présidentiel et législatif, il n’y a pas de différences. Comme ils le font actuellement sur les marchés, devant les entreprises ou dans des réunions publiques, les candidats développeront, lors de la campagne des législatives de juin, les mêmes arguments que ceux avancés pour la présidentielle. « Dans la Loire, c’est comme dans le reste de la France, les problèmes sont les mêmes. Nous, nous défendons les intérêts des travailleurs », souligne André Moulin. Le porte-parole de Lutte Ouvrière indique « ce que nous disons, personne ne le dira à notre place ». Et il est persuadé que celui qui sera élu président de la République « ne sera pas du côté des travailleurs ».
Romain Brossard, porte-parole départemental, énumère les points défendus par Nathalie Arthaud, parmi lesquels : « Interdire les licenciements et les plans de suppression d’emploi ». Le responsable de L.O. ajoute « qu’il faut augmenter les salaires et les pensions de 300 € et pas un salarié ne devrait gagner moins de 1800 € net par mois. Le Smic n’a augmenté que de 15 % en 10 ans, quand les salaires des PDG s’envolaient de 65 % », rappelle Romain Brossard. Si ce programme est porté par Nathalie Arthaud, en revanche cette candidate « ne vise pas un fauteuil à l’Élysée », mais son objectif est « de porter les exigences du monde du travail », assure Romain Brossard.
Dominique Goubatian
© Le Progrès - Edition de Saint-Etienne (24/03/2017) - Droits de reproduction et de diffusion réservés