OULLINS - législatives 12e circonscription du Rhône : Lutte ouvrière veut se faire entendre

Article de presse
22/02/2017

Cécile Faurite et Jean-Luc Renault, candidats Lutte ouvrière pour les Législatives. Photo Damien LEPETITGALAND

Cécile Faurite et Jean-Luc Renault, défendront une nouvelle fois les couleurs de Lutte ouvrière, en juin prochain. Déjà en lice en 2012, fidèle à ses opinions, le duo oullinois se veut le porte-drapeau des travailleurs.

« Nous militons notamment pour le salaire minimum à 1 800 euros net. Certains disent que c’est utopique, nous pensons que c’est réalisable en partageant les richesses. En revanche, c’est utopique de croire que le monde peut continuer comme cela… Est-ce utopique d’espérer une vie normale ? »

Cécile Faurite, 46 ans, est une mère de famille cheminote engagée. L’Oullinoise est fidèle à ses convictions et s’est déjà présentée sous les couleurs de Lutte ouvrière à deux élections municipales et aux législatives de 2012, déjà aux côtés de Jean-Luc Renault.

Ce dernier joue le rôle de suppléant, « il en faut bien un », mais à leurs yeux, être le premier ou le second n’a pas d’importance. L’homme, âgé de 67 ans, facteur retraité, est toujours en activité au sein du syndicat de La Poste.

Les deux militants de toujours défendent les intérêts des travailleurs. Tout comme leur candidate à l’élection présidentielle, Nathalie Arthaud, ils s’élèvent contre les grands patrons du CAC 40 et les banquiers qui imposent, à leurs yeux, « des conditions de travail dégradées, des horaires à rallonge, des salaires insuffisants et tout cela avec des lendemains incertains ».

Ils considèrent qu’il faut stopper « la course aux profits maximum des grands groupes qui imposent leur loi. C’est une question de vie ou de mort », insistent-ils.

« Il faut que les travailleurs prennent leurs affaires en main »

« Quand on rencontre les gens dans la rue, ils sont en grande partie d’accord avec nous. On voit même des personnes à leur compte qui n’espèrent qu’une chose : redevenir salarié. Nous savons que nous avons raison. Il faut que les gens se mobilisent. La révolution est possible, il faut que les travailleurs s’en rendent compte et prennent leurs affaires en main », insistent-ils avec espoir.

Ils estiment également que les migrants sont des frères de classe : « Ils fuient la guerre, la misère, cela peut nous arriver aussi. C’est le lot commun de tous travailleurs », lâche Cécile Faurite. Plus localement, les déménagements des Ateliers d’Oullins/La Mulatière et de l’hôpital Henry-Gabrielle à Saint-Genis-Laval illustrent bien, selon eux, le seul appât des gains. « La pression du foncier est la motivation de ces départs », confie Jean-Luc Renault.

Les travailleurs arriveront-ils à se faire entendre auprès « de la grande bourgeoisie » pour trouver un meilleur équilibre ? L’espoir fait vivre.

Damien Lepetitgaland

© Le Progrès (22/02/2017) - Droits de reproduction et de diffusion réservés

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