Le Progrès - Lyon :  À Lyon, Lutte Ouvrière sera présente dans six arrondissements

Article de presse
04/02/2014

Comme en 2008, Lutte Ouvrière (LO) sera présente aux élections municipales à Lyon. Dans uniquement six arrondissements, les mêmes qu'il y a six ans : les 1er, 4e, 5e, 7e, 8e et 9e. Trois têtes de liste ont d'ores et déjà été désignées : Arlette Couzon, laborantine retraitée (Lyon 4e), Marie-Christine Pernin, laborantine (Lyon 8e) et Anne-Marie Chambon, enseignante (Lyon 9e).

« Proposer une véritable opposition de gauche »

Disposant de moyens limités, l'organisation de Nathalie Arthaud préfère se polariser sur quelques arrondissements, dans lesquels elle espère faire des voix plutôt que de se disperser : « Ce n'est pas la peine d'être partout pour le principe  », explique l'un des responsables locaux, Cyril Duvinage. « Nous n'allons pas là où n'avons que peu d'espoirs, comme dans le 6e arrondissement. Nous allons vers les milieux populaires comme Mermoz ou la Duchère.  » Avec la volonté de « proposer une véritable opposition de gauche face à une majorité dont Gérard Collomb est l'un des représentants ».

Pas d'alliances avec d'autres partis de gauche

Pas de rapprochement ni avec le Front de gauche, « qui de fait soutient le gouvernement et qui, localement, s'allie avec le maire PS  ». Ni avec les écologistes : « Cela aurait été encore moins possible, dans la mesure où ils sont directement au gouvernement. » Quant au NPA, « aucun contact », répondent brièvement les dirigeants de LO.

De ce combat municipal, les militants de Lutte Ouvrière n'attendent pas de grands

bouleversements. D'abord, ils sont très lucides quant à leurs espérances électorales. En 2008, leurs scores à Lyon s'étaient échelonnés de 1,1 % dans le 7e à 2,5 % dans le 5e. Ensuite, ils savent très bien que « même si la politique d'austérité a des répercussions dans les collectivités locales qui sont pressurées, les décisions sont prises à un tout autre niveau  ». Aussi vont-ils au scrutin pour l'utiliser comme un porte-voix, l'occasion de se faire connaître et de populariser leurs idées. Ils entendent également permettre « à tous ceux que désespère la politique du gouvernement, de pouvoir exprimer leur déception et leur colère, sans se reporter sur des partis d'extrême droite ou de droite  ». « Nous leur proposons une opposition, un refus qui sont véritablement de gauche.  »

À cet aune -là, le sénateur-maire socialiste de Lyon ne peut que représenter une cible privilégiée pour le parti trotskiste. Qui, en outre, n'appellera pas à voter pour lui au second tour.

Michel Rivet-Paturel

© Le Progrès - Édition de Lyon (04/02/2014)

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