La Tribune - Le Progrès - Saint-Etienne :  « Avoir un maire qui soit aux côtés des travailleurs »

Article de presse
29/01/2014

- Qu'est-ce qui a motivé Lutte Ouvrière à présenter un candidat aux municipales de Saint-Étienne ?

Notre motivation première, c'est la situation des travailleurs qui se dégrade sur Saint-Étienne comme ailleurs. Nous voulons dénoncer le chômage, les bas salaires, les basses pensions. Plus globalement, nous voulons dénoncer la politique du gouvernement qui consiste à attaquer les travailleurs pour aider le patronat. À titre d'exemple, la TVA a augmenté et ce, pour financer le crédit impôt compétitivité qui revient à donner 20 milliards au patronat.

- En quoi un maire peut-il changer cela ?

C'est vrai qu'un maire ne peut pas faire grand-chose face à la crise mondiale qui frappe très durement les travailleurs. Si un candidat vous dit « avec moi, une fois maire, tout va changer », il vous ment.

Si une action est à mener, c'est au niveau gouvernemental qu'elle doit l'être comme par exemple en interdisant les licenciements. Localement, à la Rivière, l'entreprise JTEKT, appartenant au groupe Toyota va fermer. Sur les 125 ouvriers, 100 vont être transférés à Irigny dans le Rhône et les autres vont être licenciés. Il faudrait interdire ces licenciements et avoir un maire qui soit aux côtés des travailleurs afin de faire pression sur le gouvernement.

- Comment comptez-vous mener campagne ?

Nous allons faire campagne pour faire entendre la voix des travailleurs, c'est l'objectif dans cette période de crise et de chômage. À Montreynaud, le centre de tri va fermer, c'est plus de chômage et une dégradation des services publics. Je veux défendre un service public de qualité et gratuit comme, par exemple, dans le domaine des transports.

Pour mener notre campagne, nous serons sur le terrain comme nous le sommes en permanence car nous n'attendons pas les élections pour être sur les marchés populaires, dans les entreprises. Les élections sont un moment important pour défendre notre politique de façon plus lisible et plus large.

Le plus important, c'est le premier tour et les travailleurs auront alors le choix, tout en sachant qu'ils pourront voter pour un candidat qui va défendre leur camp. Nous sommes les seuls à le faire et, d'une façon plus générale, nous ne voulons pas laisser l'opposition à ce gouvernement à la droite et à l'extrême droite.

« On va tout faire pour être là, je suis confiant »

Romain Brossard a 36 ans et il est enseignant au lycée Claude-Fauriel. C'est d'ailleurs son métier qui a conduit ce Bourguignon d'origine à poser ses valises à Saint-Étienne il y a six ans. Romain Brossard a par ailleurs été candidat Lutte Ouvrière aux législatives de 2012 où il avait obtenu 0,39 %. À Saint-Étienne, c'est seulement la deuxième fois que Lutte Ouvrière présentera une liste aux municipales. En 1977 en effet le parti avait présenté un candidat.

Pour celles de mars 2014, Romain Brossard reconnaît que sa liste n'est, à ce jour, pas complète. « Même si on a encore du travail pour constituer notre liste, on va tout faire pour être là et je suis confiant  », précise la tête de liste de Lutte Ouvrière. « La liste est ouverte à tous ceux qui défendent les travailleurs sans concession ni compromis

Dans la Loire, Lutte Ouvrière présentera une autre liste, à Saint-Chamond, conduite par André Moulin.

Denis Bret

© La Tribune - Le Progrès - Édition de Saint-Étienne (06/01/2014)

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