Le Dauphiné Libéré : Chez Lutte ouvrière
« Le militantisme, explique-t-on du côté de la section locale de Lutte Ouvrière, c'est d'abord là où on est, où on travaille, autour de soi ! C'est faire passer nos idées et les défendre. Pour nous, c'est un programme de lutte avec un grand principe : les travailleurs dans la rue. Pour cela, nous privilégions la rencontre ». Ce qui nécessite du temps et une bonne organisation : « Nous n'avons pas de service de com, on se débrouille par nous-mêmes.
On se rencontre régulièrement, au moins une fois par semaine en période électorale, pour s'organiser : qui fait quoi ? Quand ? Où ? Chacun donne ses disponibilités : on se libère pour une heure... ou une journée, on prend des jours de congé. Dans ces réunions nous avons de 10 à 50 militants présents, avec un éventail d'âge allant de 17 ans à plus de 70 ans ».
« On fait une campagne de terrain, on va à la rencontre des gens : devant les entreprises, les supérettes, sur les places publiques, sur les marchés, aux arrêts de tram, devant la mairie et aussi dans les quartiers, explique-t-on encore. On distribue des tracts et on vend notre journal, un journal ouvrier sans pub ! Mais surtout on cherche la discussion, on défend nos idées. On est bien accueillis par la population, avec pas mal de marques de sympathie. Au pire c'est de l'indifférence ».
© Le Dauphiné Libéré (Edition Isère sud)