Le Progrès (Loire) : Édith Roche (Lutte Ouvrière) : « il faut préserver le service public »
Édith Roche sera la candidate du parti « Lutte Ouvrière », et a soutenu avec ferveur le programme de Nathalie Arthaud lors de la présidentielle.
Candidate dans la 5ème circonscription, cette Lyonnaise travaille en tant que technicienne de laboratoire à l'hôpital Édouard Herriot. Elle s'est engagée en politique en 1981. Trouvant le PS « trop mou », elle est d'abord attirée par le parti communiste, puis des amis militants lui font découvrir « Lutte Ouvrière ».
Ses principales motivations furent les inégalités entre salariés et patrons : « Je trouve aberrant que les patrons gagnent autant, alors que leurs salariés n'en peuvent plus et subissent en plus les licenciements ». D'ailleurs pour sa campagne, elle tient à être présente à la sortie des usines, elle était par exemple à Michelin hier pour discuter avec les ouvriers.
Malgré un statut de salariée dans le domaine de la santé, elle se sent très impliquée dans la cause ouvrière qu'elle estime lésée depuis trop longtemps. « Je suis salariée et je subis des difficultés semblables aux leurs, je me sens donc obligée d'essayer d'y remédier ».
Outre le thème du travail et du chômage, elle est très sensible aux problèmes que subit le service public. « Le service public ne devrait pas être aussi cher, pour moi il est presque incroyable qu'un chômeur paye son ticket de bus ». Elle souhaite donc à tout prix le préserver, et même l'améliorer. « Au cours des dernières années, des secteurs comme l'éducation ou la santé ont subi beaucoup trop de licenciement, il est primordial d'augmenter les budgets et d'arrêter les licenciements. Le service public doit rester au service de la population, et donc être de qualité ».
Sa campagne ne sera pas fixée sur le local « j'estime que les problèmes locaux n'ont pas d'importance, d'abord parce que ces élections sont des élections nationales, et que ce qui pourra être réglé plus haut dans les entreprises arrangera à terme des problèmes plus particuliers ».
Elle tient principalement à ne pas laisser l'opposition à la droite et au FN. « Le score du FN lors de l'élection présidentielle est inquiétant, et nous devons rassembler au maximum pour former une opposition solide ».
© Le Progrès (Edition de la Loire)