Le Dauphiné Libéré : Elections législatives / Drôme - Lutte Ouvrière présente Adèle Kopff et Alain Terno
Même si elle n'a que 34 ans, Adèle Kopff n'est pas une novice en politique et connaît les rouages d'une élection. Sous la bannière de Lutte Ouvrière, elle a déjà plusieurs combats politiques à son actif. Elle était notamment candidate aux législatives de 2007 sur cette même 1ère circonscription de la Drôme ; elle figurait également aux élections régionales, tête de liste pour son mouvement dans la Drôme.
Adèle Kopff est enseignante en mathématiques dans un lycée de Villeurbanne. Si elle se présente dans la Drôme, c'est aussi parce qu'elle a de la famille. Militante LO depuis 15 ans, elle avoue s'être toujours intéressée à la politique, dès ses années lycée.
Son suppléant, Alain Terno,est âgé de 57 ans. Il enseigne les mathématiques et les sciences physiques dans un lycée professionnel de Lyon. Depuis 32 ans à Lutte Ouvrière, il est également syndiqué à la CGT.
Travaillant et résidant sur la région lyonnaise, pourquoi se présenter dans la Drôme ? « À Valence, comme dans d'autres villes de cette taille, nous essayons d'implanter Lutte Ouvrière, explique le duo. L'objectif de nos candidatures, c'est surtout de prolonger la campagne des présidentielles de Nathalie Arthaud. Même si Sarkozy n'est plus là, celui qui est élu ne va pas protéger le monde du travail. Nous voulons contrer ces patrons qui veulent faire payer la crise au monde du travail. Le vrai pouvoir étant dans les mains des banquiers, nous contestons ce pouvoir là et prônons la mobilisation des travailleurs ».
Parlant déjà de « la future austérité de la Gauche », Adèle Kopff et Alain Terno ne veulent pas laisser « les seules voix de l'opposition à la droite et l'extrême droite ».
Les candidats LO avancent deux grandes mesures : L'interdiction des licenciements et l'augmentation générale de tous les revenus, surtout les salaires de base, avec une indexation sur la hausse des prix.
Pour eux, les enjeux nationaux se retrouvent dans les enjeux locaux. « Surtout en Drôme qui a le plus fort taux de chômage de Rhône-Alpes, avec cette crise qui détruit tout le tissu industriel ».
Frédérique FAYS
© Le Dauphiné Libéré (Edition de la Drôme)