Le Progrès (Loire) :  Elections législatives / Loire : Pascal Bouchet souhaite rassembler la classe ouvrière

Article de presse
12/01/2013


Originaire de Roche-la-Molière, Pascal Bouchet, cheminot et membre de l'équipe régionale de signalisation ferroviaire de Lyon, a « toujours considéré faire partie de la classe ouvrière  ». C'est à Dijon, où il a travaillé pendant vingt ans, que ses idées communistes se sont « vissées à mon corps, avec les grèves de 1995. C'est là que j'ai vu que les gens, lorsqu'ils n'en peuvent plus de subir, se transforment et se mettent à croire en eux, se sentent concernés et non plus écrasés ».

Ecrasés par, selon Pascal Bouchet, le monde financier, capitaliste, « qui mène une guerre contre la classe ouvrière. Ce sont les grands patrons qui dirigent. Les décisions de l'Etat se prennent dans les comités d'entreprise, les conseils d'administration, etc  ».

Ce célibataire de 41 ans, qui se définit lui-même comme « communiste révolutionnaire  », croit dur comme fer en ses idées et en celles que Nathalie Arthaud a défendues durant la campagne présidentielle. « Le parti y a enregistré un petit score, mais nous avons reçu beaucoup de sympathie de la part du milieu populaire  ».

Il conteste les licenciements à tout-va, les salaires qui baissent et utilise de nombreuses métaphores pour évoquer son combat. « Sur le champ de bataille, si l'armée est désorganisée et qu'un état-major arrive aux commandes, les soldats vont reprendre confiance en eux  ». Pour celui qui a longtemps eu des responsabilités syndicales et qui est à l'origine de nombreuses grèves autour de la gare de Dijon, « la classe ouvrière a besoin d'être organisée. Nous avons besoin d'unifier le monde du travail  ».

Revenu à Saint-Etienne, il entend bien « lever le drapeau du communisme et de la lutte ouvrière  ». Il propose des mesures concrètes pour le monde du travail : « interdire les licenciements, augmenter les salaires, les indexer sur l'inflation  » et souhaite « que les travailleurs contrôlent les comptes des entreprises. Elles nous disent qu'elles investissent pour l'avenir, mais on ne sait pas où vont les bénéfices réalisés. Il faut prendre ces bénéfices pour maintenir les emplois  ».

Localement, Pascal Bouchet et son suppléant Sauveur Cuadros, employé retraité de l'industrie, entendent bien devenir « les interprètes de tous ceux qui subissent les attaques du monde financier, aussi bien la classe ouvrière que les petits commerçants, les artisans, etc. Un jour où l'autre, lorsqu'il y aura une injustice de plus, la colère explosera  ».

© Le Progrès (Edition de la Loire)