Le Progrès - Saint-Fons :  La liste Lutte Ouvrière candidate contre la politique gouvernementale

Article de presse
20/02/2014

« Quand on condamne la politique du gouvernement, on condamne celles et ceux qui le soutiennent  », déclare Christian Prada qui conduit la liste de Lutte Ouvrière aux élections municipales du 23 mars. En 2008, Christine Estero et Christian Prada ont participé à la liste d'union de la gauche de la candidate socialiste Christiane Demontès.

« Des attaques sur les droits des travailleurs »

En 2014, les deux conseillers municipaux sortants préfèrent se présenter sous leur propre bannière. Ils estiment que Lutte Ouvrière est « le seul parti » à ne pas « créer l'illusion » face à François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault « qui s'exécutent devant le patronat dont le seul but est de « faire des profits » et qui « exploite la classe ouvrière  ».

« Depuis deux ans, il y a des attaques sur les droits des travailleurs (retraites, hausse des impôts, de la TVA...) ». Christian Prada, Christine Estero et leurs colistiers accusent le gouvernement d'être « à la solde du Medef  ». À travers LO, ils souhaitent que « les travailleurs expriment leur mécontentement. Ça donnera le moral à ceux qui sont résignés et qui subissent la politique du patronat  ». Lutte Ouvrière dit refuser de laisser le champ du mécontentement à la droite ou à l'extrême droite « qui le dévoient vers des boucs émissaires  ».

Un programme national

« Nous défendons un programme aux enjeux nationaux, car ce n'est pas par un travail local qu'on défend les travailleurs et les classes populaires. C'est faux de dire le contraire, c'est démagogique  ». Leurs propositions sont identiques à celles des autres listes LO en France (environ 200 villes) : interdire les licenciements pour lutter contre le chômage et répartir le travail entre tous, en maintenant les salaires, permettre aux citoyens d'accéder aux comptes des banques et entreprises, augmenter les salaires et retraites.

En cette période de « crise profonde », Lutte Ouvrière considère que « les travailleurs n'ont pas à payer la dette de l'État qui donne des milliards aux entreprises (crédits d'impôt, pactes de compétitivité, de responsabilité) alors que ces mêmes entreprises suppriment des postes  ». Christine Estero assure que ces aides qui se chiffrent « en milliards » auront pour conséquence « la baisse des dotations de l'État aux collectivités  » entraînant un appauvrissement du service public municipal.

Christine Estero et Christian Prada assument leurs votes au conseil municipal. « On s'est exprimé lorsque nous n'étions pas d'accord. En tant qu'élus, nous étions au service des habitants  ». Ils remarquent que les actions locales « n'ont rien changé. La situation n'a fait qu'empirer (paupérisation et chômage) ».

Réunion publique samedi 8 mars à 14 heures, salle Spot.

S.M.-T

© Le Progrès - Édition de Saint-Fons (20/02/2014)

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