Le Progrès :  Législatives : Rhône - Michel Piot : « Pas de changement sans lutte collective »

Article de presse
12/01/2013


Passage de témoin. Yves Petiot, 56 ans, candidat Lutte Ouvrière lors des précédentes élections législatives de 2002 et 2007, passe le relais pour 2012 à Michel Piot, 39 ans, dont il sera le suppléant. Tous deux travaillent dans la métallurgie, à Renault Trucks.

Et sans surprise, c'est sur « un programme national  » que le Vénissian Michel Piot s'appuie pour défendre les couleurs de Lutte Ouvrière (LO), reprenant le slogan de sa porte-parole nationale et candidate aux élections présidentielles, Nathalie Arthaud (0,57 % au 1 er tour) : « C'est un programme de lutte, pas électoral. Pour dénoncer le pouvoir de l'argent.  »

Et d'expliquer : « Lutte Ouvrière sera présente dans toutes les circonscriptions pour confirmer la permanence du courant communiste et ses convictions. Les travailleurs doivent se défendre eux-mêmes, contre les licenciements. Car un emploi et un salaire, c'est la base de tout dans la vie.  »

Les chevaux de bataille du candidat sont « l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, l'augmentation de 300 euros de tous les salaires, le contrôle des comptes des grandes entreprises et banques en cause dans les dettes publiques, malgré des profits privés colossaux.  »

Et ce n'est pas le nouveau gouvernement de gauche qui le rassure : « La spéculation et les marchés qui détruisent le monde par leurs conséquences ne sont pas un problème de personnes, le gouvernement ne remettra pas en cause le poids des banques sur les sociétés. Nous ne pouvons avoir confiance qu'en les travailleurs, comme en 1936 où les patrons ont lâché les congés payés face aux ouvriers en lutte.  » Et de se targuer d'être une opposition, « car il n'y a pas que la droite et l'extrême-droite.  »

Plus concrètement, Michel Piot défend des valeurs aussi bien nationales que locales. Extraits.

- Sur le logement : « L'État devrait prendre en charge les constructions pour faire baisser les coûts, car même les logements sociaux deviennent hors de prix. Et il faut arrêter les expulsions. »

- Sur les transports : « La gratuité et une offre plus variée seraient nécessaires. Les collectivités locales devraient mettre de l'argent sur ce dossier qui créerait de l'emploi utile. Et il faut développer le fret des marchandises.  »

- Sur la sécurité : « Les problèmes viennent de la hausse du chômage. Offrez un emploi aux parents et aux jeunes, on en parlera beaucoup moins. »

- Sur le Grand Stade : « L'argent public doit servir aux services publics (écoles, hôpitaux). Quant aux emplois pour la construction, ils ne sont pas durables. Ce chantage à l'emploi dure depuis trop longtemps ! »

En tout cas, Michel Piot ne se fait pas trop d'illusions sur l'issue de ces législatives : « Notre politique ne s'arrêtera pas à ces élections, notre combat syndical continuera dans l'entreprise.  »


Lutte Ouvrière en réunion publique sur les 13ème et 14ème circonscriptions, le 7 juin à 18h, salle Revaison, 15 rue Michelet à Saint-Priest.

Et sur les marchés de Saint-Priest aujourd'hui, Meyzieu le 2 juin et Décines le 3 juin.

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