Le Progrès : Marie-Christine Seemann, candidate de Lutte Ouvrière : les urnes avant les luttes
Avec 0,56 % des suffrages (202 000 voix), Nathalie Arthaud n'a pas réussi à exister dans les urnes à l'occasion du scrutin présidentiel. Pour autant, Marie-Christine Seemann a bien l'intention de reprendre les mêmes thèmes que la porte-parole nationale de Lutte ouvrière (LO) lors des élections législatives de juin prochain.
A 45 ans, la conseillère municipale de Vénissieux - elle siège sur les bancs de la majorité depuis 2008 - entre en lice pour la première fois dans la 14ème circonscription du Rhône. « J'ai dans le passé, précise-t-elle, déjà été candidate à la députation dans la Drôme. » Toujours bien sûr sous l'étiquette de LO où cette enseignante en lycée professionnel milite depuis près de trente ans.
« C'est l'austérité qui s'annonce »
De concert avec son suppléant, Jean-Pierre Tardy, Vénissian de 60 ans, ouvrier chez Renault Trucks, elle affirme : « Le vote utile a joué à plein au moment de la présidentielle, les gens voulaient avant tout se débarrasser de Sarkozy. Mais à la base, dans les usines, beaucoup sont en accord avec notre programme de lutte qui prévoit l'interdiction des licenciements, l'augmentation générale des salaires... »
Inutile de dire que Marie-Christine Seemann ne se berce guère d'illusions après l'élection de François Hollande : « Le nouveau président sera sans doute moins arrogant, mais c'est l'austérité qui s'annonce avec la poursuite de la baisse du pouvoir d'achat des travailleurs. Lesquels vont donc devoir se mobiliser et réagir sans attendre de recevoir les mêmes coups que les Grecs ou les Espagnols. »
Et la candidate d'extrême gauche de conclure : « Ce sont les entreprises du CAC 40, les banques qu'il faut faire payer. Mais Hollande ne s'y attaquera pas. Et une Assemblée nationale de gauche ne résoudra pas le problème de fond qui est l'existence même de ce système capitaliste. »
H.P.
© Le Progrès (Edition de Vénissieux)