Le Progrès - Vaulx-en-Velin : Vaulx-en-Velin - Lutte Ouvrière : « Une opposition claire au gouvernement »
Municipales 2014
Lutte Ouvrière mène très clairement une campagne nationale, sans même proposer un projet local : « Tout est suspendu à la politique nationale »
En 2001, Lutte Ouvrière avait présenté une liste, rassemblant 396 voix et 6 % des suffrages. En 2008, le parti trotskiste était parti sous la bannière de Maurice Charrier, ce qui a permis à trois élus Lutte Ouvrière de siéger au conseil municipal : Nathalie Arthaud, Stéphane Guyon et Marie-Andrée Marsteau. Stéphane Guyon et Nathalie Arthaud, devenue la porte-parole nationale du parti, ont quitté la ville. C'est Marie-Andrée Marsteau qui portera la liste pour cette campagne électorale, avec Thomas Spreux, enseignant et militant.
« Nous voulons rassembler toutes les per sonnes en colère contre le gouvernement. Nous voulons dénoncer tous les cadeaux faits au patronat alors que les entreprises licencient. Il y a 500 000 chômeurs de plus. C'est la première occasion électorale de manifester sa colère », disent-ils.
« Les patrons le disent : ils ne vont pas embaucher même s'ils paient moins de charges. C'est une honte. Il faut défendre l'emploi pour tous ».
Lutte Ouvrière mène très clairement une campagne nationale, sans même proposer un projet local. « Les problèmes des habitants de Vaulx-en-Velin ne peuvent pas être résolus à l'échelle de la commune. Pour les résoudre, il faut s'en prendre à la
politique du gouvernement et aux grands patrons. Tout est suspendu à la politique nationale. Quand François Hollande annonce une réduction des crédits pour les collectivités locales, on sait que ce sera lourd de conséquences », dit-elle.
Interdire les licenciements
La liste n'a donc pas de programme municipal, mais revendique l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous. « Le chômage augmente. On offre quoi aux gens ? De la rénovation urbaine. C'est bien. Mais la question essentielle, c'est le chômage et la misère », disent-ils.
En 2014, Lutte Ouvrière ne fait pas campagne commune avec le Front de Gauche. « En 2008, le Parti socialiste n'était pas au gouvernement. Aujourd'hui, on ne veut rien à voir à faire avec le PS. Dans certaines villes, il y a des alliances dès le 1e tour. Et à Vaulx, on peut imaginer une alliance au 2nd tour. Nous regrettons la position ambiguë du parti communiste et du Front de Gauche. Lutte Ouvrière n'a jamais appelé à voter François Hollande et nous voulons clairement être dans l'opposition au gouvernement ».
Pour constituer sa liste, Lutte Ouvrière a fait beaucoup de porte à porte. « Cela a aussi été le début de notre campagne. Les gens nous parlent du chômage pour eux et leurs proches, de la vie chère. Ils sont en colère, et nous voulons exprimer cette
colère », concluent-ils.
Laurence Loison
© Le Progrès - Édition de l'Est lyonnais (29/01/2014)
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