Le Progrès :  Vénissieux - Lutte Ouvrière : « Notre ennemi, c’est le patronat »

Article de presse
12/03/2015

Pas de langue de bois chez LO. À l'extrême gauche, on affiche la couleur. Rouge. « Notre ennemi, c'est le patronat et ses soutiens politiques : le PS, l'UMP-UDI et le FN qui dresse une barrière de haine entre les travailleurs  », lance d'emblée Jean-Pierre Tardy, 63 ans, ancien de chez Renault Trucks, qui conduira la liste Lutte Ouvrière le 22 mars à Vénissieux.

Réunis ce mercredi soir à la Maison du peuple, les militants ont mis les choses au clair. L'union de la gauche ? Non merci. « Même si on a de bonnes relations avec les militants PCF et je vous le dis, on ne fait pas campagne contre la municipalité de Vénissieux, sur le plan national, les socialistes et les communistes ont trompé les gens. Ils portent une lourde responsabilité dans cette situation », ajoute le candidat.

Pour les trotskistes, cette nouvelle élection est une occasion à saisir pour mettre en avant leur programme, leurs idées. « Depuis janvier, on nous parle d'unité nationale, mais de quelle République on parle ! On n'adhère pas à ça. On est révolutionnaires. Et si il y a une guerre aujourd'hui, elle est sociale », s'agace Marie-Christine Seemann, deuxième de liste. « En ce moment, tous les candidats aux Municipales font un catalogue de promesses sur l'emploi. La réalité, ce sont encore des cadeaux aux entreprises. Et ça fait 40 ans que droite et gauche font des cadeaux avec comme résultats, des emplois supprimés au nom de la loi du profit. La seule chose à faire ? Interdire les licenciements », renchérit Jean-Pierre Tardy.

Faire mieux que 2,66 %

Avec une liste qui n'a quasiment pas bougé par rapport à l'an dernier, LO espère faire mieux qu'en 2014 où le parti avait plafonné à 327 voix (2,66 %). Du coup, les militants ont décidé de partir à la pêche aux abstentionnistes, le premier parti de Vénissieux. « Les gens ne votent plus, mais c'est normal. Ils sont écœurés par tous ces politiciens qui mentent. Nous, on fait du porte à porte, on est sur les marchés et on leur dit de voter pour nous, parce que c'est comme ça qu'ils exprimeront leur mécontentement. »

Pour le 2e tour, aucune consigne n'est encore arrêtée. « On verra. Mais je crois que dans cette campagne, on est les seuls à ne pas être anticommunistes », soupire Jean-Pierre Tardy.

Marion Trompette

© Le Progrès - Édition de l'Est lyonnais (12/03/2015)

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