Toulouse

Face au manque de personnel, les brancardiers ne baissent pas les bras.

Brève
08/12/2009

Au CHU, il manque au moins 16 brancardiers (sur les 250 actuellement en poste), ne serait ce que pour que les malades n'attendent pas des heures dans les couloirs après un examen.

Lorsque la direction a décidé de n'embaucher que trois agents, et sur un nouvel horaire particulièrement pénible (16 h - 24 h), le ras-le-bol a éclaté, le 16 novembre. Les brancardiers ont décidé de débrayer une heure par jour avec manifestations, rassemblements et distributions de tracts aux usagers, actions suivies par 45 à 50% des brancardiers. Ils réclament la remise à niveau des effectifs, la suppression des nouveaux horaires, ainsi que la titularisation des précaires à temps plein. Car comme dans bien d'autres services, il y a en effet 10% de précaires, qui de surcroît, travaillent à mi-temps. Après leur formation et au bout de 2 ans maximum, la direction s'en débarrasse. Et ça recommence avec d'autres.

Au bout de 10 jours la direction a déclaré avoir fait le maximum en accordant deux postes supplémentaires, mais par mutation, c'est à dire sans réelle création d'emploi. Par contre elle renonçait aux nouveaux horaires.

Les brancardiers qui ont arrêté leur mouvement, ont montré la marche à suivre : pour obtenir le personnel suffisant et dans tous les secteurs de l'hôpital, c'est tous ensemble qu'il faudra ruer dans les brancards.

Les dernières brèves