FREESCALE : fermeture pour cause de profits
La fermeture annoncée de l'unité de production du site Freescale de Toulouse pour fin 2011 concerne les 900 personnes qui travaillent à la production de puces électroniques pour l'automobile, sur un effectif total de 1675 salariés. Ces suppressions de postes s'ajoutent aux 250 salariés du secteur téléphonie dont Freescale entend se séparer d'ici la fin 2009.
Pourtant ces derniers mois les travailleurs se sont vus imposer le blocage des salaires, cinq semaines de chômage partiel, un plan de 170 suppressions de postes. L'annonce brutale de la fermeture démontre que ces mesures ne visaient pas à sauvegarder l'emploi, tout comme les 20 millions d'euros d'aides publiques que Motorola et Freescale ont obtenu ces dix dernières années. Il ne s'agissait que de générer encore plus de profits.
D'ailleurs Freescale, qui est un groupe issu du Trust Motorola, se porte très bien financièrement, avec 1,4 milliard de dollars en caisse. Freescale France a versé 100 millions d'euros de dividendes en 2007 et 182 millions d'euros en 2008.
Alors tous ces profits accumulés doivent servir avant tout à faire en sorte qu'aucun travailleur ne reste sur le carreau et ne fasse les frais de la politique des patrons de Freescale.