A Epernay, Châlons, Reims et Vitry-le-François, des rassemblements ont regroupé mardi 16 juin près d'un millier de personnes en tout devant les hôpitaux ou hôtels de ville du département.
Travailleuses et travailleurs de la santé en grève, travailleurs d'autres secteurs venus les soutenir, Gilets Jaunes, retraités, tous étaient venus crier leur colère contre la politique criminelle du gouvernement qui prévoit de nouvelles fermetures de lits dans les hôpitaux, comme au CHU de Reims où une centaine de fermetures est programmée.
D'un rassemblement à l'autre, la même colère s'est exprimée : ce ne sont pas des primes ou des médailles que les hospitaliers demandent, mais des augmentations de salaires, des moyens et des embauches pour pouvoir travailler dans des conditions correctes.
A l'hôpital de Châlons, plus de 150 soignantes et soignants étaient en grève,auxquels sont venus s'ajouter les 40 de l'EPSM qui ont rappelé que les hôpitaux psychiatriques manquent aussi de moyens.
A Reims, les grévistes de l'hôpital ont investi le parvis de l'Hôtel de Ville pour un rassemblement combatif, dynamique et joyeux qui a regroupé durant deux heures plus de 600 personnes. Les prises de parole, les slogans et les chansons se sont succédé, parfois accompagnés du vrombissement des moteurs de quelques motards venus ainsi manifester leur soutien.
Une première journée de mobilisation réussie, avec pour beaucoup la conscience qu'il ne faudra pas en rester là !