Mulhouse - "Chirac au zoo, libérez les animaux" c'est pour avoir voulu brandir une banderole avec ce slogan humoristique, lors de la venue de Chirac le 20 mai, que deux jeunes devaient comparaître le 10 octobre au tribunal correctionnel de Mulhouse. Ils en avaient été empêchés par des policiers en civil qui les avaient mis en garde en vue et ils étaient poursuivis pour "outrage à magistrat", le magistrat étant le premier magistrat du pays, Chirac. Ils encouraient un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amendes. Finalement, le tribunal a décidé de la nullité de la procédure judiciaire parce que la citation à comparaître ne comportait pas "les termes de l'outrage". Les poursuites ont donc été abandonnées.
L'humour et la critique vis-à-vis des autorités - civiles ou religieuses - ne sont pas très à la mode ces temps-ci.