Effondrements miniers : les dégâts du capitalisme

Brève
08/12/2006

Moutiers (Meurthe-et-Moselle) - Plus de 90 familles de Moutiers vont devoir quitter leur maison : elles sont menacées d'effondrement brutal. Ce n'est pas la première fois à Moutiers, comme dans bien d'autres communes sous lesquelles l'exploitation des mines de fer (ou de charbon) a été sauvage. Les propriétaires de ces mines, avant leur nationalisation, ont extrait bien trop de minerai, entraînant l'instabilité du sol.

Ces effondrements sont aussi la conséquence de l'ennoyage du sous-sol, les pouvoirs publics ayant décidé de stopper le pompage de l'eau des galeries de mines, en prétendant que cela n'aurait pas de conséquences : on voit le résultat aujourd'hui. Les pouvoirs publics s'apprêtent à récidiver avec le reste des mines de fer du bassin nord lorrain, malgré la mobilisation de la population concernée.

Les mines ont fait la fortune de quelques uns, comme les de Wendel. Mais ce n'est pas à ces familles bourgeoises que les pouvoirs publics vont demander de payer les dégâts provoqués par leur recherche d'un enrichissement forcené. C'est la collectivité, ce sont les contribuables qui vont payer la casse. Si encore les dégâts sont réparés un jour : dans l'Est républicain, la maire de Moutiers dénonce le fait que la moitié seulement des indemnisations dues aux dégâts des effondrements de 1997 ont été payé... le reste se perdant dans les procédures juridiques.

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