FAMAR, façonnier de l'industrie pharmaceutique, qui possédait déjà une usine à Orléans, a racheté en juillet dernier au géant Johnson & Johnson, l'usine McNeil d'Orléans-La Source. Dans ce secteur qui ne connaît pas la crise, les groupes pharmaceutiques n'hésitent pas à jeter des milliards sur la table pour se racheter les uns les autres, avec pour seul objectif une rentabilité toujours plus grande obtenue par le licenciement d'une partie des travailleurs et par une exploitation accrue de ceux qui restent.
Alors que la production devrait augmenter de 50% d'ici 2013, il est prévu qu'une des deux usines ferme et que les travailleurs soient regroupés dans celle de La Source, avec 170 licenciements à la clé, soit près du quart des effectifs totaux.
La direction veut d'ores et déjà réorganiser la production pour augmenter la productivité sur le dos des travailleurs. A l'usine de La Source, aux pesées, les charges atteindraient six fois ce qu'elles étaient précédemment, soit plusieurs tonnes soulevées chaque jour dans de mauvaises conditions. Mais elle s'est heurtée à un refus des travailleurs, qui sont loin d'avoir dit leur dernier mot.