Sur le site de La Rochelle, plus de 850 ouvriers - sans compter les techniciens et les autres salariés -, fabriquent des wagons pour la SNCF, les tramways et les métros.
Sur ce total, un peu plus de 300 ont des contrats Alstom. En plus des sous traitants travaillant sur le site, il y a des intérimaires (220) et des travailleurs déplacés temporairement d'autres sites Alstom de France, mais aussi d'Espagne, d'Italie et d'Autriche.
Au lieu d'embaucher le personnel nécessaire à la bonne marche de l'entreprise, la direction préfère multiplier les statuts et les situations de précarité. Diviser pour régner...
Le cynisme de la direction ne s'arrête pas là puisqu'elle demande «ce petit effort temporaire» à des travailleurs dont les sites sont visés par des plans de licenciements au moins en Espagne et Italie. Et tandis qu'elle refuse d'embaucher les intérimaires qui le souhaitent ainsi que les détachés d'autres sites de France, elle vient de proposer l'embauche à des Italiens de la banlieue de Rome sous prétexte d'atténuer l'impact d'une fermeture de leur site. Ceux-ci ont refusé et on les comprend !
Des débrayages ont eu lieu pour exiger l'embauche d'intérimaires et les syndicats ont demandé une intervention de l'inspection du travail, qui a eu lieu... sans succès !
Mais, à force de tirer sur la corde la direction va bien finir par transformer l'écœurement devant tant de mépris en explosion de colère.