Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 février, à la suite d'une panne de locomotive, 360 voyageurs du Cerbère-Paris ont été bloqués sur la voie, à proximité de Solignac, à 15 km de la gare de Limoges. La SNCF n'ayant pas réussi à réparer, puis la locomotive de secours étant, elle aussi, tombée en panne, ils n'ont pu quitter les wagons qu'à 7h du matin pour être acheminés en bus jusqu'à la gare de Limoges, dans un froid glacial.
La direction régionale reconnaît que la baisse de température n'est pour rien dans les pannes, mais prétend aussi que la maintenance du matériel n'est pas non plus en cause.
Pourtant cet incident est loin d'être exceptionnel. C'est tous les jours que des trains accusent du retard à cause « d'incidents techniques »; et ces derniers jours, dans la région, des déraillements heureusement sans gravité ont eu lieu, ici parce que le débroussaillage est mal fait, là par manque d'entretien de la voie.
Les équipes de la voie sont de plus en plus réduites, et même disparaissent faute de recrutement, comme l'équipe de Bugeat, en amont de Saint-Léonard.
La direction a annoncé trois emplois en moins cette année, dans le secteur de la maintenance. L'atelier des TER et autres motrices n'a pas besoin de cela pour être déjà dans des difficultés croissantes pour que l'entretien et les réparations soient faits à temps et de bonne qualité.
Quant aux délais de secours pour les voyageurs bloqués, cela fait maintenant des années qu'ils ont été augmentés : il n'y a plus de conducteurs de réserve à Limoges et Brive; et, chaque mois, des TER laissent la place aux bus et taxis, par manque de conducteurs ou de matériel.
Alors, oui, il faut arrêter de supprimer des emplois dans les transports publics comme dans tous les services publics !