L’Alsace :  Présidentielle Nathalie Arthaud (LO) : « Il va falloir se battre »

Article de presse
10/09/2011

Candidate à l'élection présidentielle pour le compte de Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud vient d'entamer un vaste tour de l'Hexagone, qui doit la mener dans une soixantaine de départements d'ici Noël. Mercredi soir, c'est à Mulhouse qu'elle est venue défendre son credo « communiste révolutionnaire ».

Des drapeaux rouges aux murs en guise de déco, plusieurs dizaines de militants ou de sympathisants dans la salle de la MCP Cité et un direct télévisé sur France 3 Alsace en prélude de meeting : Nathalie Arthaud peut être satisfaite de son passage à Mulhouse, mercredi soir dernier.

Bien sûr, la candidate de Lutte ouvrière (LO) à l'élection présidentielle de l'an prochain n'envisage pas un instant de gagner -- ni même de dépasser un score symbolique au premier tour. L'essentiel est ailleurs : utiliser la campagne qui s'ouvre comme caisse de résonance médiatique, pour mieux marteler les quelques propositions-clés qui font sa singularité, à commencer par l'interdiction des licenciements collectifs et l'abolition du secret des affaires.

« Des luttes collectives et puissantes »

« Lors de cette campagne, je serai la seule candidate, je pense, à présenter un programme pour les luttes à venir, insiste Nathalie Arthaud. Je m'adresse aux salariés, aux ouvriers, aux classes populaires... Et l'essentiel, c'est qu'ils retiennent ceci : si nous voulons préserver nos conditions d'existence, il va falloir se battre - et cela ne pourra se faire qu'à travers des luttes collectives, puissantes. »

Pour parer la crise économique actuelle, la candidate de LO plaide pêle-mêle pour une large flexibilité de la durée hebdomadaire du travail, ainsi que pour un « allégement des cadences industrielles », « afin que tout le monde puisse avoir un emploi ». « La variable d'ajustement, ce ne doit pas être les salariés, mais les dividendes et les profits, insiste Nathalie Arthaud. Et le problème, c'est de répondre aux exigences vitales des travailleurs ! »

Bref, rien de neuf dans le discours de la candidate, ni dans son impeccable orthodoxie trotskiste... Gauche et droite confondues, elle renvoie enfin dos à dos les autres candidats à la présidentielle, (« Ils n'aspirent qu'à accéder à la mangeoire ! »), en ne faisant qu'une seule exception au profit de Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) : « Il n'est pas mon adversaire et nous dirons sans doute certaines choses en commun au cours de cette campagne - tant mieux, d'ailleurs : elles seront dites deux fois ! »

Emmanuel Delahaye

© L'alsace, Samedi le 10 Septembre 2011

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