L'Avenir de l’Artois :  Nathalie Arthaud veut « renouer avec les combats »

Article de presse
28/10/2011

Nathalie Arthaud est venue à la rencontre des militants à Lens, puis à Calais et Dunkerque.

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière aux présidentielles de 2012, qui a succédé à Arlette Laguiller, était dans le Nord/Pas-de-Calais, la semaine dernière et plus particulièrement à Lens. Elle est venue à la rencontre des militants locaux.

Comme tous candidats à l'élection présidentielle, Nathalie Arthaud, à la tête de Lutte Ouvrière, par court la France à la rencontre de ses militants.

L'occasion pour elle de revenir sur la situation économique de la France. « Nous sommes dans une crise qui n'en finit pas et qui ne fait que de s'aggraver. La crise est loin d'être terminée. Ceux qui dirigent cette économie sont démunis et n'ont pas de solution. Ils ne savent rien. Par contre, ils savent mettre en place des plans de rigueur. (...) Les travailleurs n'ont pas à subir ces plans de rigueur et n'ont pas à accepter de chantage et des nouveaux sacrifices. »

Nathalie Arthaud souhaite pour cela « se battre pour défendre nos emplois, notre pouvoir d'achat. Les travailleurs doivent se préparer à se battre, à lutter. »

Un point qui résume le programme de Lutte Ouvrière. « Notre programme n'est pas électoraliste. Il est imposé par les luttes. Nous défendons l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous les bras disponibles dans les entreprises, sans baisser les salaires, de façon à préserver les conditions existantes des travailleurs. »

Et de rajouter. « Nous voulons une augmentation des salaires et des pensions de retraite. Il faut que les salaires soient indexés aux prix, à l'inflation. Aujourd'hui, on veut nous faire croire que le Smic (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) est indexé sur l'inflation. C'est faux. »

La candidate affirme « qu'il faut imposer un contrôle sur les entreprises. D'une part sur l'argent dans leurs caisses. À les écouter, ils n'ont pas d'argent. Il faut aussi un contrôle sur leurs décisions et leurs projets. »Des revendications que Nathalie Arthaud espère voir aboutir en « renouant avec le combat. Nous pensons que les luttes sont devant nous et non derrière nous. »

Virginie AUGERAUD

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