L'Alsace :  Julien Wostyn et Nathalie Mulot, candidats LO

Article de presse
19/05/2012

Julien Wostyn et Nathalie Mulot sont les candidats LO des 5e et 6e circonscriptions du Haut-Rhin. Photo Denis Sollier

Julien Wostyn et Nathalie Mulot se présentent dans les 5e et 6e circonscriptions du Haut-Rhin pour défendre les idées de Lutte ouvrière et « faire entendre les exigences vitales des travailleurs ».

Ce ne sont pas tout à fait des inconnus pour les électeurs, ils ont déjà été candidats de Lutte ouvrière aux législatives l'un comme l'autre, en 2007. Julien Wostyn a également conduit la liste LO aux dernières élections municipales et régionales.

Ce Mulhousien âgé de 33 ans, ouvrier chez Peugeot a rejoint les rangs de Lutte ouvrière il y a une quinzaine d'années. « Ce qui m'a motivé au départ, c'est une certaine révolte contre les inégalités et cette société capitaliste. Il y a une nécessité de la transformer, de mettre en oeuvre l'idéal communiste révolutionnaire. Dans cette lutte, l'élection n'est qu'un épisode de la vie, qui peut nous servir à faire passer nos idées. Mais on milite au quotidien... »

Nathalie Mulot, 35 ans, est agent territorial, elle travaille aux archives municipales. « J'ai rencontré des camarades quand j'étais étudiante, c'est là que j'ai commencé à militer. Que peut-on faire contre une société injuste ? Faire comprendre au plus grand nombre que ce n'est pas une fatalité et qu'on peut changer les choses. LO est le mouvement qui correspond le plus à cet idéal du communisme révolutionnaire. »

Les deux représentants de LO dans les 5e et 6e circonscriptions du Haut-Rhin n'ont pas d'objectif chiffré pour ces élections. Les scores de leur candidate à la présidentielle, Nathalie Arthaud, oscillaient entre 0,41 et 0,71 % dans les cantons concernés.

Ces rendez-vous du calendrier électoral sont simplement des opportunités pour faire campagne sur le terrain et répandre les idées révolutionnaires.

Le Smic à 1700EUR

Mardi, Julien Wostyn et Nathalie Mulot ont distribué des tracts et le journal de LO à Mulhouse, à l'entrée de la rue du Sauvage. Ils effectuent actuellement une tournée dans toute l'Alsace.

Le mouvement présente des candidats dans toutes les circonscriptions. « Notre candidature s'inscrit dans la continuité de la présidentielle et de la campagne de Nathalie Arthaud, on est là pour diffuser les idées du mouvement. C'est d'autant plus nécessaire qu'on est dans un contexte de crise. Un travail et un salaire pour tous, c'est un besoin vital. Il faut interdire les licenciements, augmenter les salaires et les pensions et les indexer sur les prix. Le Smic à 1700EUR, c'est un minimum pour rattraper la perte du pouvoir d'achat. Les travailleurs n'ont pas à payer la crise du capitalisme. »

LO prône également la levée du secret bancaire, « le contrôle des classes populaires sur les comptes des entreprises », une vraie répartition des richesses...

N'est-il pas paradoxal de participer à des élections alors que LO a toujours considéré que la transformation de la société ne passera pas par un bulletin de vote ?

« On ne dit pas que les élections, ça ne sert à rien. Ça nous permet de nous exprimer, de développer nos idées, de populariser nos revendications. Mais notre conviction, c'est qu'il faut se bagarrer... Depuis des dizaines d'années, on se fait balader par les gouvernements de droite comme de gauche, le chômage n'a cessé d'augmenter, tout comme la précarité, le blocage des salaires... Ce qu'on prône, ce sont des grands mouvements sociaux comme en 1936 ou en 1968. C'est dans ces moments-là que les ouvriers ont obtenu des choses. »

Si les candidats LO n'ont pas de revendications locales et qu'ils reprennent dans leur campagne de terrain le programme porté par Nathalie Arthaud à l'élection présidentielle, ils suivent de près les conflits sociaux dans la région mulhousienne.

Combattre le FN sur le terrain social

« Dans ma circonscription par exemple, il y a Schindler et Tresch, indique Nathalie Mulot. Nous sommes aux côtés de tous les travailleurs qui se battent pour garder leur emploi. Il y a aussi Carrefour dont l'avenir est incertain. »

Les candidats n'organiseront pas de grande réunion publique mais iront à la rencontre des habitants dans les quartiers, à la sortie des usines, des grands services publics... Ils entendent aussi combattre les idées de l'extrême-droite sur le terrain social. « Le FN fustige les grandes multinationales, mais il n'a jamais remis en cause l'ordre social, le poids du capitalisme... Quand les travailleurs étaient dans la rue pour combattre la réforme des retraites, où était le FN ? »

F.M.

© L'alsace, Samedi le 19 Mai 2012

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