Le progrès-Saint-Claude :  Législatives Isabelle Marchal : « MBF-T est le symbole de la lutte des classes »

Article de presse
02/06/2012

Deuxième circonscription  : Employée de bureau chez Tetrapak à Dijon, Isabelle Marchal s'inscrit dans le programme national de Lutte Ouvrière de Nathalie Artaud.

Pourquoi présenter un candidat de Lutte Ouvrière (ndrl : 0,71 % en 2007 pour Pascal Bouchet. Isabelle Marchal était suppléante) ?

J'espère faire mieux que Nathalie Arthaud aux présidentielles (ndlr : 0,56 % des voix) et nous sommes les seuls à nous réclamer du communisme révolutionnaire. Et parmi l'électorat de gauche, qui n'a plus la pression de mettre Sarkozy dehors, beaucoup pensent qu'il n'y a pas d'autre choix que de se battre à travers une lutte des travailleurs, car révolte et indignation ne suffiront pas à inverser la vapeur. Je leur propose un programme politique. Car la crise, que chacun vit vit au quotidien, cette difficulté à survivre que je peux palper sur les marchés et aux sorties des usines, c'est celle du capitalisme. Et ce n'est pas aux travailleurs de la payer. Et je suis là aussi pour ne pas laisser la place à l'extrème droite. Car certains travailleurs ont pu se laisser abuser.

Etant de Dijon, vous considérez vous comme une candidate parachutée ?

Du tout. La crise n'est pas un problème local, mais national et mondial. Et Dijon n'est pas le bout du monde. Je me sens à ma place, car je vis de mon travail, un poste fixe, que j'ai la chance d'avoir après des années d'intérim.

Et ce sont ceux qui font la leçon aux travailleurs en disant qu'il faut accepter des sacrifices, qui sont parachutés.

La prise du pouvoir par les travailleurs que vous pronez, cerait-ce une solution pour MBF Technologies, en redressement judiciaire ?

MBF-T est le symbole de la lutte des classes. Les salariés, qui sont passés de 2000 à 450, ont une épée de Damoclès sur la tête et se battent face à Renault et Peugeot qui ce dernier, vient d'annoncer la fermeture de deux sites, avec des conséquences pour les salariés et les sous-traitants, c'est pourquoi je me rendrai en début de semaine prochaine chez MBF-T, à Saint-Claude, à la sortie de l'usine, pour soutenir ces travailleurs. Et dans le programme politique que je propose, je de manderai l'interdiction de tous les licenciements, intérimaires compris.

La circonscription est attachée à l'environnement, or vous n'en parlez pas dans votre programme ?

C'est un problème qui nous préoccupe, mais avant toute chose, on parle de problème de survie : manger, travailler et se loger, des droits élémentaires dans une société riche et moderne, qui ne le sont plus pour toute une partie de la population.

Et ceux du CAC 40 sont responsables de la crise et malheureusement des catastrophes écologiques. D'où le rôle primordial, que nous aimerions mettre en place, de contrôle des travailleurs dans les comptes et décisions des entreprises. Car les salariés de Solvay savent parfaitement les risques encourus par le Jura.

Propos recuellis par Christelle Klüga

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