Le Progrès :  Nord-ouest lyonnais « Remettre en route la ligne de chemin de fer de la Brévenne »

Article de presse
14/01/2013


Législatives/Rhône. Candidat dans la 8ème circonscription, Cyril Duvinage, enseignant à Lyon et originaire de L'Arbresle, se présente sous l'étiquette Lutte Ouvrière.

Quel est votre parcours politique ?

Je viens d'une famille très politisée, de gauche. Je suis entré chez Lutte Ouvrière (LO) en 1998. Quand j'ai compris qu'avoir un gouvernement de gauche ne changeait pas les problèmes, je suis parti à l'extrême gauche. J'ai déjà été candidat pour LO en 2007 aux législatives, sur la circonscription et également aux cantonales, sur le canton de L'Arbresle.

Nous revendiquons des idées trotskistes (1) et tout ce que Nathalie Arthaud a mis en avant durant la campagne pour la Présidentielle. Le capitalisme montre ses limites. Il y a quelque temps, la sortie de la Grèce de la zone euro était une simple hypothèse. C'est en train de devenir inquiétant.

Quelles sont vos motivations ?

Nous présentons un candidat sur chaque circonscription. Maintenant que la gauche est aux commandes, nous ne laisserons pas l'opposition à la droite et à l'extrême droite. Car nous sommes vraiment dans l'opposition. Pour nous la politique actuelle ne sera probablement pas très différente de la précédente.

Quels sont, pour vous, les enjeux de cette circonscription ?

Le chômage. Il faut interdire les licenciements. Il faut maintenir le travail. C'est choquant de fermer Valcrest qui tourne depuis des décennies. On va demander plus d'efforts à l'usine de la Drôme alors que ceux de Tarare seront au chômage. Une autre mesure à prendre, c'est d'indexer les salaires sur l'inflation. Il y a aussi le logement. Il faut construire des logements sociaux. Les loyers sont chers par rapport à ce qui est proposé et il y a beaucoup de marchands de sommeil. Certains sont loués de façon scandaleuse. Il y a une vraie pénurie de logements accessibles. Le logement devrait être un service public. Car bizarrement, l'argent on le trouve quand il s'agit d'envoyer des soldats en Afghanistan, mais pas pour les logements ! Enfin, il faut développer les services publics, justement : l'éducation nationale, la SNCF. Il y a trop de camions sur les routes ! C'est un choix politique. On pourrait développer davantage le ferroutage. On pourrait remettre en route la ligne de chemin de fer de la Brévenne.

Quel bilan tirez-vous du mandat de Patrice Verchère, le député sortant ?

Il a fait comme tous les députés UMP. Il a voté les mesures d'austérité le doigt sur la couture, comme l'a demandé le gouvernement.

(1) En référence aux idées de Léon Trotski, communiste révolutionnaire russe

Élise Colin

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