L'Est républicain (Aire Urbaine-Montbéliard) : Recapitalisation de PSA : la réaction de Lutte ouvrière
Suite à l'annonce de la recapitalisation de PSA Peugeot Citroën (elle devrait être officialisée et détaillée le 19 février prochain lors de la présentation des résultats financiers mondiaux du Groupe), Lutte ouvrière souhaite réagir par la voix de Jean-Marie Pheulpin.
« Les pouvoirs publics passent à la caisse pour la famille Peugeot », dénonce-t-il. « Le gouvernement Hollande, qui lui a déjà offert l'an passé 7 milliards d'euros pour garantir la banque PSA Finance, s'apprête de nouveau à verser un milliard, alors que les ministres ne cessent de dire que les caisses sont vides et qu'il faut faire des économies sur les budgets sociaux. »
« Une mauvaise farce »
« Pour justifier ce cadeau à cette famille richissime, le gouvernement se sert du prétexte de l'entrée d'un patron chinois et de sa volonté que PSA reste français. Brandir le péril jaune est tout à fait dans la continuité des élucubrations d'un Montebourg, et d'autres avant lui, sur le patriotisme économique. »
« Présenter le caractère national de l'entreprise comme une protection pour les travailleurs est quand même une très mauvaise farce ! C'est bien un patron français, un Peugeot bien de chez nous, qui a détruit des milliers d'emplois avec le soutien et la complicité du gouvernement actuel comme du précédent. PSA ferme l'usine d'Aulnay-sous-Bois et supprime 11.200 emplois, et ce n'est pas fini. Des centaines d'emplois supplémentaires sont menacées à Mulhouse, ou Poissy, sans compter les sous-traitants en cascade. »
« Les exemples de Renault, et auparavant Alstom, sont là pour montrer que la participation de l'État au capital d'un groupe capitaliste n'a jamais apporté la moindre garantie aux travailleurs , poursuit Lutte ouvrière.
« Au contraire, l'État a toujours accompagné les attaques patronales : licenciements, fermetures, et écrasement des salaires avec des conditions de travail aggravées. Dès lors, quels que soient les actionnaires - État, Peugeot ou Dongfeng -, les travailleurs devront se battre collectivement pour défendre leurs emplois et leurs salaires. »________________________________________
© L'Est Républicain, Samedi le 25 Janvier 2014 / Aire Urbaine / Montbéliard
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