Le Républicain lorrain : Départ commun pour Lutte ouvrière
Nathalie Arthaud a pris la parole hier à Metzdevant deux cents personnes environ. Photo Marc WIRTZ
Nathalie Arthaud était hier à Metz. Le parti aligne cinq listes en Lorraine, ce qui n'était jamais arrivé. Mais il se place sur un plan national.
Cinq listes Lutte ouvrière en Lorraine, cela ne s'était jamais vu. Aux traditionnelles Metz, Thionville et Nancy, le parti d'extrême-gauche ajoute Vandoeuvre-lès-Nancy et Frouard (près de Nancy). « À l'échelle nationale, nous présenterons environ 200 listes », se félicite Nathalie Arthaud, la responsable du mouvement. « Nous en avions 118 en 2008, dont 78 listes d'union avec le PCF. »
« Nous ne faisons paspartie de cette gauche »
Lutte ouvrière part seule partout cette fois. Le credo pour toutes les listes est le même : profiter des municipales pour marteler les thèmes du parti, à résonance nationale. « Cette élection est la première occasion que nous aurons pour nous exprimer dans les urnes », observe Nathalie Arthaud. « L'interprétation qui sera faite sera nationale, selon que les socialistes conservent ou pas des grandes villes, ou que la droite s'en empare... »
Chômage, retraites, bas salaires, la responsable politique a martelé hier son opposition au gouvernement. « Nous ne voulons pas être mélangés avec ceux qui sont au pouvoir. Nous ne faisons pas partie de cette gauche. » Elle évoque « des ouvriers unis avec en face d'eux un gouvernement qui les attaque et qui laisse fermer les usines. En Lorraine, nous avons vu ce qu'ont donné les conversations entre François Hollande et Lakshmi Mittal qui quelques jours après dépensait des fortunes pour le mariage de sa fille ! » Tout à sa campagne de premier tour, LO n'en est pas encore à dire ce qu'elle fera au second tour.
Lutte ouvrière ne manquera pas non plus l'occasion des élections européennes pour se faire connaître. Nathalie Arthaud a annoncé hier que LO serait présent dans toutes les circonscriptions. Elle n'a pas indiqué qui serait tête de liste pour le Grand Est. « Ce sera l'occasion de revenir », a-t-elle glissé... et de faire à nouveau un discours débutant par l'inusable « Travailleuses, travailleurs ».
Ju. B.
© Le Républicain Lorrain, Lundi le 17 Février 2014 / Région /
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