Crise financière : le bateau ivre de l’économie européenne

Communiqué
19/09/2011

Vendredi dernier, les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient en présence du secrétaire au Trésor américain. Alors qu'un nouveau plan pour éviter la faillite de la Grèce était à l'ordre du jour, rien n'en est sorti. Tous ces dirigeants sont en effet partagés : un défaut de paiement de la Grèce aurait des conséquences imprévisibles sur toute l'économie européenne, à commencer par les banques françaises ou allemandes. Mais, s'ils veulent tous sauver les banques, chacun veut que ce soit l'Etat voisin qui paie !

Quant à la Grèce, le gouvernement dit de gauche de Papandréou y envisage un énième plan d'austérité, avec l'instauration du chômage technique dans tous les organismes publics, le gel des retraites d'ici à 2015 et la fusion ou la fermeture d'une trentaine d'organismes publics.

Personne ne sait si les banques seront sauvées, mais ce qui est sûr est que les peuples paient le prix fort. Jusqu'à ce que les travailleurs de Grèce, de France et d'ailleurs disent qu'ils ne paieront plus la crise du capitalisme !

Nathalie ARTHAUD