PS : surtout, ne rien imposer aux patrons !

Communiqué
16/09/2011

Les candidats socialistes se sont disputés hier, sur France 2, les faveurs des électeurs aux primaires.

Chaque candidat y est allé de ses avances qui aux écologistes, qui au Modem, qui aux artisans, qui, même, aux gaullistes - mais personne n'a réellement parlé de ce qu'il faudrait imposer au patronat pour sortir les travailleurs et les chômeurs du marasme. Un Valls qui promet du sang et des larmes, ou une Royal qui veut « une France des entrepreneurs » diffèrent, en paroles seulement, d'une Aubry qui propose de créer 100 000 emplois jeunes la première année - alors que les chômeurs se comptent par millions !

Tous promettent une « réforme de la fiscalité », voire d'égratigner les revenus des plus riches. Mais les socialistes ont trop habitué les travailleurs à jeter aux orties leurs promesses, à peine élus. Et quand bien même ils feraient payer un peu plus d'impôts aux riches, cela ne protégerait en rien le niveau de vie des travailleurs contre les hausses de prix, pas plus que cela n'empêcherait un seul licenciement.

Même en cherchant à plaire à l'électorat de gauche, les problèmes vitaux du monde du travail, les licenciements, le recul du pouvoir d'achat, disparaissent derrière l'invocation plus ou moins appuyée du déficit et de la dette de l'Etat. C'est le discours des ministres de Sarkozy pour tenter de justifier les mesures d'austérité. Il ne peut pas en être autrement puisque aucun des candidats du Parti socialiste n'envisage, même sous forme de promesse, d'imposer au patronat de payer intégralement la dette contractée à son profit.

Nathalie ARTHAUD