PSA : les fabricants de chômage
Philippe Varin, PDG de PSA Peugeot-Citroën, vient d'annoncer que non seulement PSA va se débarrasser d'un nombre indéterminé d'intérimaires et de sous-traitants, mais encore reconnaît « se poser des questions » sur l'avenir des sites d'Aulnay-sous-Bois et de Sevelnord. Varin a même eu le cynisme de déclarer que « la fuite », c'est-à-dire la publication par les syndicats d'un document secret de PSA planifiant la fermeture des usines d'Aulnay, de Sevelnord et de Madrid, avait obligé le groupe « à en parler avant le moment choisi ».
PSA est-il un groupe en difficulté ? Certainement pas ! 1,1 milliard de profit pour l'année 2010, et, du dire même de Philippe Varin, 11 milliards d'euros de liquidités en caisse ! Cet été, ce groupe tellement désireux de faire la chasse aux coûts a flambé 200 millions d'euros pour racheter ses propres actions, ce qui est un cadeau supplémentaire pour ses actionnaires.
Tous les emplois des travailleurs, embauchés comme intérimaires, doivent être maintenus, même si l'activité diminue dans les mois à venir ! Il suffirait pour cela de partager le travail entre tous, sans diminution de salaire, ce que la richissime famille Peugeot a cent fois, mille fois les moyens de payer.