Chantiers de l'Atlantique (Saint-Nazaire) : Irresponsabilité criminelle de la direction
Sous la pression des grévistes, la direction des Chantiers avait été obligé de fermer mardi dernier les ateliers de l'entreprise. Des patrons d'entreprises sous-traitantes où les travailleurs avaient fait grève avaient pris le même chemin. Mais des milliers de travailleurs, notamment à bord des navires continuaient à travailler. Finalement, vendredi matin, la direction du site a décidé de fermer tout les bateaux et tous les ateliers du site. Non pas pour raison sanitaire mais, dit elle, parce qu il y aurait des problèmes d'approvisionnement. C'est vrai que si les ateliers sont à l'arrêt, la chaîne est brisée ! Mais la direction ne veut surtout pas reconnaître que c'est la grève de mardi dernier qui l'a obligé à tout arrêter.
N'empêche que, de mardi à la fin de la semaine, des milliers de travailleurs ont été obligés de se rendre au travail, à commencer par les plus précaires d'entre eux, les travailleurs détachés, qui se sont entassés à 5 ou 9 dans les fourgons qui viennent les chercher le matin et les ramènent le soir.
Comble du cynisme, n'étant pas directement liés à la production, les bureaux d études resteront ouverts la semaine prochaine. En période de crise comme en temps normal le patronat fait toujours le même choix : envoyer les travailleurs au casse-pipe... quoi qu'il en coûte.