Airbus (Nantes) :  Le patronavirus à l'œuvre

Comme dans les autres usines du groupe Airbus, l’usine de Nantes a été mise à l’arrêt quatre jours à partir du mardi 18 mars. Quatre jours nécessaires pour nettoyer et désinfecter l’usine dans le but de faire redémarrer la production coûte que coûte. L’argument pour le directeur de l’entreprise, c’est de dire : « Nous jouons un rôle économique majeur. Beaucoup de PME qui dépendent de nous, risquent de disparaître sans reprise d’activité... Airbus doit continuer à produire pour honorer les commandes en cours... » et certains dans la hiérarchie d’appuyer :« … il ne faut pas ruiner l’État ! ».

Très peu étaient présents mardi, jour de reprise progressive selon les secteurs, un peu plus mercredi : 300 sur 2 500.

La direction met en avant le fait qu’elle fait appel à des volontaires. Sauf que ce sont des volontaires à qui on a fait le chantage de la récupération totale des jours perdus pour ceux qui ne viendraient pas sans raison officielle d’absence. Sous quelle forme ? Heures supplémentaires, samedi, RTT, congés ? La semaine entre Noël et Jour de l’An est déjà morte, utilisée pour payer les quatre premiers jours d’arrêts. Alors pour le reste, si c’est pour faire des semaines de 50 heures et ne plus avoir de ponts ou de week-end…

Bref c’est le volontariat, le couteau sous la gorge. Sauf que ça ne marche pas tant que ça… Alors la direction envisage de faire revenir les intérimaires pour obtenir son volume  de chair à produire, de chair à virus.

Révoltant !


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