Disneyland - Paris :  Son univers impitoyable

Début 2020, Disneyland Paris a planifié quatre spectacles jusqu’en juin et recruté plus de 350 intermittents : comédiens, danseurs, cascadeurs, personnels techniques. Mais avec la fermeture du parc, la direction vient de jeter ces centaines d’intermittents comme des malpropres.

Au début du confinement, Disney leur a proposé le chômage partiel à partir du 1er avril, comme pour les 15 000 salariés du parc. Ils devaient percevoir 84 % de leur salaire net payé par l’Etat, les 16 % restants étant versés par Disney jusqu’au 19 avril.

Mais mercredi 1er avril, la DRH de Disney leur a demandé par mail de procéder à « une rupture anticipée amiable du contrat de travail » à compter du jour-même. La majorité ont refusé, au risque de fâcher Disney et d’être mis sur liste noire par le groupe.

Samedi 4 avril, Disney a finalement mis fin aux contrats de tous les intermittents. Sans contrat, les intermittents se retrouvent au chômage. De plus, ils ne pourront pas justifier d’avoir travaillé les 507 heures par an, obligatoires pour garder leur statut d’intermittents.

En 2018, Disneyland Paris a affiché un bénéfice net de 255 millions d’euros. Les actionnaires doivent leur fortune au travail des 15 000 salariés du site et des centaines d’intermittents.

 


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