Urgences de l’hôpital de Charleville-Mézières  :  « Quoi qu’il en coûte », mais à qui ?

On se souvient du discours de Macron à la veille du confinement : « La santé n’a pas de prix...le gouvernement mobilisera tous les moyens pour [...] sauver des vies. Quoi qu’il en coûte ». Il avait omis de préciser à qui il en coûterait surtout.

Les services de soins déjà exsangues avant l’épidémie, peinent toujours à obtenir le matériel médical indispensable à la lutte contre le virus. Après des décennies de saignée de leurs effectifs, sans embauche à la hauteur des besoins, les hôpitaux ont dû faire appel à des élèves soignants, aux retraités pour prendre en charge les patients.

Aux urgences de l’hôpital Manchester, parmi les soignants sous-payés, on voit des stagiaires réquisitionnés travailler jusqu’à 60 heures par semaine pour toucher à peine le SMIC, que l’on sait insuffisant pour vivre. Voilà à qui l’État bourgeois présente la facture de ses belles déclarations.

Pas sûr que des applaudissements et la promesse d’une petite prime suffisent à faire oublier les centaines de milliards offerts aux capitalistes qui n’ont que faire de l’intérêt général et de la santé de la population.


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