L'ONU s'alarme de la baisse des transferts de fonds des diasporas africaines, liée à la crise économique actuelle. Les migrants, la plupart précaires et qui sont parmi les premiers licenciés, enverront, selon les prévisions, 18 milliards de dollars de moins à leur pays d'origine. Soit un cinquième des envois de 2019.
Or leurs familles attendent ces envois pour vivre. La Commission économique de l'ONU pour l'Afrique réclame depuis des années que les banques réduisent les frais bancaires énormes : de l'ordre de 5 à 7 %. Elle demande aujourd'hui qu'ils soient annulés pendant la pandémie.
Pour les banques, ce serait une perte de 30 milliards de dollars, si on compare à ce qu'elles ont gagné au niveau mondial sur ces transferts en 2017. Il y a gros à parier qu'elles ne s'inclineront pas devant les recommandations de l'ONU.